Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 16:37

undefined Je me souviens de ce grand patron de la distribution qui un  jour affirmait sans rire que la meilleure campagne de publicité pour son groupe de distribution était le sourire des caissières lors du passage en caisse. C’était si je ne m’abuse le PDG du groupe Casino qui exhibait fièrement un séparateur de client comme il en existe sur tous les tapis de caisse en montrant que celui-ci était libellé ; « sourire suivant » en lieu et place du sempiternel « suivant ».

Et puis cet épisode m’est revenu ce vendredi lorsqu’en allant faire le plein de victuailles pour nourrir ma famille (oui je sais, un homme qui fait les courses !…), je me pris à bavarder avec la préposée à la caisse sur le mouvement social dans la grande distribution qui faisait la une des journaux télévisés et radiophoniques. Son sourire était éloquent et bien qu’étant d’une enseigne concurrente, elle se plaisait à raconter comment les employés de la grande surface voisine avaient débrayé pendant au moins 2 heures pour la première fois de leur carrière. Nous avions alors l’impression qu’un espoir s’était levé car son sourire n’avait pas la faconde du commercial convenu et portait plutôt la marque d’une fierté en partie retrouvée.

Cet espoir avait même une saveur particulière lorsque le soir venu, un obscur porte parole de la grande distribution passait en boucle sur toutes les chaînes pour tenter d’expliquer le peu d’incidence de cette action sur le fonctionnement des usines à consommation. La bataille de chiffres qui s’ensuivait perdait de l’importance tant l’événement se suffisait à lui même. Ces femmes, et ces quelques hommes aussi, avaient osé braver leurs chefs, leurs patrons si puissants, se situant toujours dans le top 50 des plus grandes fortunes françaises. Ils/elles avaient eu l’affront de réclamer moins de temps partiels contraints, des salaires décents, des conditions de travail humaines, bref une vie meilleure …

Cela fait longtemps que j’ai une tendresse particulière pour ces personnes qui s’accrochent à cette parcelle de travail comme pour ne pas sombrer dans la misère et cela fait longtemps déjà que je ne peux m’empêcher de converser avec elles chaque fois que cela est possible. C’est ma façon à moi de mettre du sens et de l’humanité dans les rapports que j’entretiens avec ceux et celles qui souffrent de cette vie imposée et réductrice de la pensée humaine. Gageons que vous en ferez autant à la suite de mon propos…Gageons que vous soutiendrez du mieux possible leur prochain mouvement !

Démocrite Le 1er février 2008 

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : Ecrits et politique
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 15:27

 

Ce sera,

Comme une main froissée

Dessinant tant de pas

d’empreintes évanouies

l’éternité

Cela :

le ciel argumenté de larmes

en colonnes immobiles

ombres vives du néant,

ne sera que,

la mémoire indécise, inscrite, tremblante…

Ce sera,

à tes doigts frémissants de tendres contours

en des jeux pleins de fureurs et de présences,

cela sera, te dis-je !

Comme respirer,

L’envers d’un décor

Dans l’oubli confus d’autres mille ans

Tant d’après et si parfaitement.

Ah ! te voilà donc,

Drapée d’étranges silences,

Lointaine, nocturne et mortelle

Sur les traces de tant de souvenirs.

Tes pas à nus,

Sur le velours souverain

Tant de paroles, de chants

En fenêtres profondes, éparses d’immobilités…

Cela :

Et tu ne sais qu’ineffable et indécise

Jeter ta tristesse et ta musique.

Ce n’est que frêle destinée,

Pour toi, amante accomplie

A la crainte d’un rivage.

 

Pourtant à étroite distance, aux écrits de ta mort :

L’oiseau en sable

Se joue de transparences

A ton regard, exempt de paysages.

 

Maximilien

 

Par Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 14:38
undefined Sous le pseudo, Démocrite, Maximilien a commis un nombre certain de chroniques politico-pholosophiques dont la plupart se retrouvent dans l'ouvrage "La valse du hérisson"  chroniques citoyennes, une contribution modeste aux débats électoraux parut aux éditions La brochure en janvier 2008.
La préface est signée de jean Marc Milhaud, président de la Libre Pensée du 82.
L'ouvrage est toujours disponible au prix de 15,00 €uros dans les librairies moissagaises ou à l'adresse suivante:

Editions La Brochure
Jean paul Damaggio
Le Bourg
82210 Angeville

Bien entendu, il est disponible si vous en faites la demande directement auprès de l'auteur.

 

Par Maximilien - Publié dans : Cultures et copinages - Communauté : les auto-édités
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 14:22
Je devais le faire!!!

Oui, je devais le faire car il ne me parait pas concevable que Démocrite ne trouve pas une tribune à la dimension de son égo ou du mien.
Citoyen, philosophe (un peu!), poête et peut-être un jour essayiste et romancier, l'écriture me semble un tout, une démarche, une façon de scruter le monde... Même si du fin fond de ma province, le monde paraît si loin parfois et si terriblement proche.
Enfin, je me devais d'exister sur cette toile qui nous rapproche en même temps qu'elle éloigne mes contemporains les uns des autres.
Je me le devais, je vous le devais...
Par Maximilien - Publié dans : Mots d'humeur
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