En effet, personne ne peut se prétendre « Dany le Rouge » et dans l'anonymat des explosions sociales, ils et elles sont nombreux à battre le pavé plutôt que de le lancer à perdre haleine. Car des cris il y en eu pour exprimer la souffrance contenue de ce monde qui n'en finissait pas de devenir celui que nous connaissons aujourd'hui. Je ne sais pas vous, mais à chaque anniversaire, il y en a toujours un pour rappeler les souvenirs, les bons comme les mauvais et aujourd'hui, j'ai la vague impression que seuls les mauvais ont l'honneur de la une. On parle d'untel, de bidule et de machin, de l'hypothétique place prise par trucmuche quand au bout du compte on mesure le devenir de ceux qui ont voulu un temps faire l'histoire, on s'aperçoit avec désolation que les révolutionnaires d'hier sont devenus les apôtres d'un aménagement du libéralisme autrefois combattu. Mais je m'égare ! je n'ai pas fait 68... Du moins pas comme on l'entend habituellement. Je n'étais qu'un gamin ballotté entre les amis et les... amis pour permettre à mes parents de faire une révolution qui n'a pas su dire son nom.
C'est bien plus tard que j'ai goûté aux délices de la libération des esprits et des corps de cette époque.. Mais il s'agit là d'une autre histoire ! L'anniversaire du moment est plus un concept philosophique qu'une vraie marque sur les livres d'histoire. Le temps est venu de mettre en exergue les avancées d'une fièvre sociale qui n'a de sens qu'au regard des réalités de notre monde aujourd'hui.
Il faudrait tout remettre en chantier pour retrouver cet esprit frondeur qui prévalait en 68, et si j'osais je dirais même que nous devrions construire une autre forme de vie pour ne pas se satisfaire de si peu. Qui oserait prétendre que nous vivons mieux ? Qui ? Sûrement pas ceux qui défilent dans la petite lucarne, les obligés comme les héritiers qui côtoient les anciens, ceux qui l'ont fait !!!
A croire qu'en ce joli mois de mai, ils n'y avaient qu'eux... Pourtant, vous y étiez vous aussi, à votre manière et cette année 68 est surtout la vôtre... Ne la laissez pas se morfondre en de vaines cérémonies!
Démocrite
13 mai 2008, 40 ans après la grande manifestation.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Car il ne faut s’y tromper, ce qui se joue dans l’ombre des bureaux
parisiens est bien la mort programmée de nos unités de soins à taille humaine. En effet, comme l’exprime parfaitement bien le Dr Grimaldi, grand ponte de la Pitié-Salpétrière à Paris*, nos
gouvernants ont décidé de « tuer l’hôpital public » et son analyse mérite votre lecture.
Un à zéro, et la balle au
centre pour un nouvel engagement. C’est le sens du vote des producteurs de camembert en Normandie qui ont mis en échec les multinationales Lactalis et d’Isigny Sainte Mère qui se
gaussaient de pouvoir vendre du camembert à partir de lait pasteurisé*. De fait, si vous aviez bien observé, il était devenu impossible de trouver du véritable camembert dans les rayons de nos
supermarchés préférés. Au début de cette homérique bataille, les industriels laitiers avaient prétexté une impossibilité d’exportation vers les USA (vous savez ce pays où nous sommes désignés
sous le sobriquet « les fromages qui puent » !) au motif que les denrées non pasteurisées présentaient un risque de santé publique. Les vaches normandes en rient encore !…
Non ce n’est pas le titre du dernier film de… C’est juste l’envie de
montrer aux lecteurs combien il existe d’espaces entre le discours dominant et la triste réalité des choses. Je me souviens d’un presque slogan qui vantait le travail plus pour gagner plus. En soi,
cela pouvait apparaître alléchant et cette idée en valait bien une autre en l’absence de prise en compte sérieuse des réalités salariales dans notre beau pays. De décrets de loi en passant par des
circulaires diverses, des textes officiels et recommandations en tout genre agrémentés d’une loi, le dispositif, à défaut d’enrichir les futurs récipiendaires avait le mérite d’exister, sauf que…
Je me souviens de ce grand patron de la distribution qui
un
Derniers Commentaires