En vers et en prose

Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 08:13

Il y a des enfants qui pleurent... quelque part !

Des gosses bouffis de honte... quelque part !

Il y a des tours maudites... autre part !

Des cités absentes de soleil...autre part !

Il y a la mort à tant de détours...nulle part !

Des rêves toujours ensevelis...nulle part !


Il y a ce peuple qui cherche en vain... quelque part !

Un sol pour nourrir bien des ventres...quelque part !

Il y a des fleuves, charognes...autre part !

Des bateaux qui ne partiront plus...autre part !

Il y a la peur qui rampe...nulle part !

Des malentendus suspects...nulle part !


Il y a la nuit des marchands...quelque part !

Des putains gorgées de haines...quelque part !

Il y a la rue resplendissante...autre part !

Des trottoirs qui se rejoignent...autre part !

Il y a la vie, comme un chacun...nulle part !

Des espoirs qui vous dérangent...nulle part !

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 22:21
Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'a, à manger, que ta gloire

ton honneur au regard de tes repas.

Qu'as donc tu dis ?...


Le vent estompe la froidure

Pour une période sans fin

Et l'autre qui me dit, et se répète

A coup d'idéalisme, d'amères folies

Que tout à l'avenant s'imprègne

S'édite, lui qui se prend pour un...


Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'a à regarder, que ta télé

Ton temps, au champ du déshonneur.

Qu'as donc tu à dire ?


La porte ouverte sur le vent

Comme un jour de pâles aigreurs,

Et l'autre qui t'attend, patient

A rompre ton esquive de la vie

Que tant te reprochent, fragiles réalités

Obsédantes, qui te prennent pour un...


Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'as, à travailler, que tes mains

En unique courage, flamme de dignité.

Qu'as donc tu à crier ?...


L'espace clos sur les blessures

Comme une plaie béante sur la vie,

Et l'autre qui s'engraisse et se glose

A contraindre, dépeindre ton droit

Que tu appelles, à gueule et à corps,

Nécessaires, lui qui te vole comme un...


Qu'as donc tu à jeter ? Toi,

Qui n'a, à défendre, plus que la vie

Ton exigence, feu de misère.

Qu'as donc tu à crier ?

Qu'as donc tu à crier ?

Qu'as donc tu à crier ?

Mais crie donc............
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 14:58

-IV-


Une étape s'oublie sur ce corps

Contre une nuit

Un vague désir

Comme un ennui qui s'éternise.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases !

Construire, à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir

L'ardeur d'un accessible renouveau...


La solitude, en ses noirs parfums

Alimente mes songes

Ma folie impuissante

Où j'aiguise, la force de mes mots.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases !

Construire,  à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir

L'ardeur d'un accessible renouveau

Un peu d'amour à l'aube d'un soir !...

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 14:15

-III-

Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un mode pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases...


L'orage toise en lourds tremblements

La constance de l'échéance

Ma ville, hagarde

Où des élans se brisent de mon retour.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance au fil de mes phrases

Construire, à la colère de mes propos...


L'actualité est brûlante, déchirée

A l'acide de mes larme

Pour un jeu, d'enfant

Une acceptation de mes envies consumées.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance au fil de mes phrases

Construire, à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir...

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 11:13

Le texte se lit en partant de la première partie qui est après la deuxième dans l'ordre du blog... C'est la bonne explication, non?

-II-

Construire, quelque part,

un grenelle, avide de tendresse

l'accord, l'arme du départ

un monde pour une caresse...


Un quotidien anime la pâleur hétéroclite

D'une philosophie d'ennui

A l'apologie vocabulariste

Dépeinte, de ma verve ineffable.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase...


Un vent en veine d'amertumes volages

Arpente mes conciliabules

En clichés dérisoires

De mes illusions avares de conformités.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates...


Un jour décline de toutes responsabilités

D'envies acariâtres

Castratrices d'indissoluble

Qui serpentent à l'approche de mes folies.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 18:31

Voici un texte que je vous livre en plusieurs parties. Il est un peu ancien mais j'ai beaucoup de tendresse pour cet opus... en espérant qu'il rencontre chez vous un écho favorable.

-I-


Soliloque sceptique


Les arbres croulent de fleurs désuètes

Pour un maquillage d'espoir

Une façade corrompue

A l'instar de mes rimes sibyllines.


Construire, quelque part...


Un train s'écoule de gare en gare

D'un problématique éclair

Tel un regret désaffecté

Où l'entité moi-je est une empreinte.


Construire, quelque part...

Un grenelle de tendresse...


Le matin résonne en mémoire d'hommes

Comme un observateur incongru

Dans une fuite vers l'avenir

Un univers de mes vicissitudes morbides.


Construire, quelque part...

Un grenelle avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ...


La route est longue d'exagération

Auprès de ces instants heureux

De ces vies internes d'intensité

Comme un hasard soumis à ma faim.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 13:01
Ils se gonflent de suffisance

Pour n'avoir été de soixante huit

Qu'un temps, à l'orée du bois

Les ombres d'une idée

D'un concept éculé, noyé dans les passions


Ils n'ont plus que des mots

Une fleur d'été, un printemps

Qu'une passion, pigmente d'un propos

Car l'ombre de leur vie

Embrasse un avenir qui ne sait s'il existe


Pourtant, suffisants, ils persistent,

Et signent à longueur de phrases,

La fin des idéaux, privant notre jeunesse

D'un espoir à jamais enfoui

Dans les limbes immaculées de leurs religions.


Pourtant, ils sont là, présents ou absents

Fantômes en déchéance

Qui laissent sous les pavés, les masques obscurs

Des désillusions perfides

emplissant  les cœurs des justes


Ils n'ont plus que cela, en commémoration

Cet anniversaire factice et désuet

Qui brille par les absences

De ceux qui ont fait l'histoire

Un temps, avant que nous ne les jugions


Ils ne sont que cela, et bien moins encore

En privilégiés de la vie de la mort

Esclaves des puissants, des nantis

Valets de l'imposture car jamais...

Jamais notre vie, ils ne guideront.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 18:09
Un train
Roule, roule, roule, dans la nuit

L'insulte suffisante

Des nervis, des barbares

Roule, roule, roule, dans la nuit

Et les coups, et l'indifférence

Roule, roule, coule, le sang


Le racisme dans la nuit

Roule, roule, coule, ton sang.

Un train

Que monte notre colère

Le cauchemar de l'innocence

L'infecte emprise de la force

Coule, coule, rouge et sang


Le crime, la haine

Pour ta couleur, toi, Habib

Bordeaux-Vintimille

L'horreur brise le rêve.

Coule, roule ton sang/ ton corps sur le talus / coule, roule ton âme /et ta vie...

Brisée !     

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 20:23

Une pluie fine, éparse en description

Une rue s'ouvre, desserte d'exigences.


         Le sillage de cendres s'essouffle en respiration

         L'air rougeoie les tuiles de ma cité

         Mes pas ont la cadence d'un commun accord,

         Sur les pavés !


Un rivage avide d'obligeances

Une tempête sans ombrages.


         La tristesse s'aligne de mots savants

         Les portes crient en bouches gémissantes.

Pourquoi nul ne songe à y pénétrer,

Sur les pavés !


Une barricade s'insurge d'espoir.

Tu passes, sans me regarder ?


         La fumée imprègne les connaissances oubliées

         Que je recherche dans les voluptés de l'envie.

         Regarde moi, passe,

         Sur les pavés !


Une pipe s'époumone de plaisir,

Ton ombre est, remise de ma peine.


Je t'observe, à l'arrêt de mes interrogations.


Tu ressembles tant à l'improbable

Amène de satisfactions polies,

Tu sais, sur les pavés !

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 18:54

Le rouleau en des vies d'noir

Propose le long de la ligne

Une résolution sans fin

Le rouleau est avare d'être vide.
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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