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Désireux de se poser en modèle de vertu et d’imposer son style, le président Hollande, à l’instar de Barack Obama, a demandé qu’on mette les drapeaux Français en berne pour honorer la mémoire de feu Nelson Mandela. Entre nous, ce que les conseillers politiques nomment « un marqueur important » est en fait une bonne intention à peu de frais. Quelle relation particulière le pays entretenait-il avec Nelson ? Aucune vraiment, mais peu importe « le monde est en deuil » a déclaré le président non sans une certaine emphase à l’ouverture d’un nouveau sommet Africain pour la paix à l’Elysée. « Il était un exemple », a dit le président rempli d’empathie et de tristesse.

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Malheureusement on peut craindre que ladite initiative n’aura que peu d’impact sur le comportement général d’une population un peu désorientée, qui aurait pourtant bien besoin de se remettre les idées en place.

La France jadis riche et ouverte est aujourd’hui un pays en train de basculer en arrière.

La France, qui depuis Rousseau et Voltaire, s’est voulue le chantre des idées généreuses, de l’Egalité, terre d’accueil et apôtre des Droits de l’Homme, est aujourd’hui dépassée par ce qui s’y passe et qui lui fait perdre son contrôle.

Car dans cette même France, dans les tribunes de journaux en ligne ou papier torchon façon « Minute », on a recommencé à lire des jugements à l’emporte-pièce, à la manière des pires éditos colonialistes vulgaires.

Et dans la vie de tous les jours, les gens s’injurient désormais sans scrupule, se traitant pour un oui, pour un non de « sale ceci » ou « sale cela », en se balançant à la gueule des « fils de … » imités des agressions verbales considérées comme banales dans les banlieues agglomérées.

C’est aussi dans cette même France, que sévit un humoriste d’origine Bretonne et Camerounaise mal dans sa peau, qui se croit investi de la responsabilité de son prénom.

Entouré d’une bande de penseurs psychorigides sectaires, ledit one-man showbizzer a détourné le nom d’un plat délicieux, pour en faire un signe indigeste.

Peu importe l’origine exacte de ce « bras de déshonneur » qu’il revendique; ce qu’il signifie n’engendre que du malaise.

Quand Dieudonne se bidonne avec Faurisson

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Celui portait une bure façon KKK sur la première affiche qu’il partageait avec Elie Seimoun, se définit lui-même aujourd’hui clairement comme anti-sionniste ; tout le monde a compris de quoi il parle. Avec une pratique désormais rodée des tribunaux, il a appris à ne jamais utiliser le mot « antisémite » qui ferait tomber sur lui les foudres de la loi Française. Mais personne n’est dupe, et ceux qu’il harcèle, reconnaissent bien l’odeur nauséabonde qui se dégage de la haine qu’il leur voue.

Ce leader d’opinion que les psychiatres décriraient sous l’appellation « manipulateur », déstabilise ses opposants en jouant un rôle tantôt sur le ton de la blague, tantôt sur celui de la morale comme une vierge blessée par l’outrance des propos qu’on ose tenir à son égard. Si ce double-jeu lui permet de faire des spectacles, ça fait bien longtemps qu’il ne fait plus rire que des zélateurs aigris qui partagent l’étroitesse caricaturale de ses analyses viciées. (Inviter l’ordure négationniste de Robert Faurisson pour lui remettre un prix sur la scène du Zénith fut un comble, une atteinte à la dignité de tous les déportés qu’ils fussent Juifs ou Résistants… )

Après avoir dans un premier temps voulu combattre l’extrême-droite, le candidat comique non-élu s’est ensuite rapproché d’elle, pour partir en croisade contre ce qu’il considère comme la cause de tous ses malheurs, à savoir « l’axe Washington/ Tel Aviv ». Chacun trouve l’explication qu’il peut à son propre questionnement.

Mais au grand dam de son égo surdimensionné qui lui fait croire à l’infini de son génie, sa méchanceté et sa rancœur l’ont irrévocablement entraîné à des années lumières de l’intelligence politique qui a animé l’esprit éclairé de cet avocat d’Afrique du Sud qui toute sa vie a lutté pour construire son pays.

Inventé par les paysans Hollandais, les Boers, qui avaient colonisé ces terres âpres lointaines, l’Afrique du Sud n’avait pas d’unité. Entre les blancs rustauds débarqués en conquérants, et les peuplades noires autochtones, il n’existait que de la crainte et de la haine.

Monsieur M’balla en est là, entouré de ses cauchemars ; il incarne le désarroi jaloux des misanthropes qui ne comprennent pas pourquoi ils sont ce qu’ils sont, rendant les autres responsables de leur mal-être …

Si la disparition de Nelson Mandela attriste la planète, c’est parce que ce grand homme a été un symbole de résistance, de courage et de fermeté, sans pour autant céder à la passion délirante des leaders intransigeants qui une fois au pouvoir, après avoir épuré le camp adverse, n’aspirent qu’à profiter des mêmes avantages que leurs prédécesseurs, créant ainsi un nouveau cycle de violences.

Au contraire, grâce à la finesse de son jugement celui qu’on nommait "Madiba", a permis à son pays de passer du système inique de l’apartheid à celui d’une démocratie multiraciale, œuvrant sans répit pour que se crée une cohésion nationale en Afrique du Sud.

Toute sa vie active Mandela a lutté pour la tolérance, pour que les peuples même différents, vivent les uns AVEC les autres et non pas les uns CONTRE les autres.

Comme ce qu’a fait et dit Martin Luther King (à la différence de Malcolm X), le souvenir que laisse Nelson Mandela est un souvenir positif. L’essence universelle de son message peut animer le cœur de n’importe quel enfant, n’importe quel adulte, homme ou femme, qu’il soit noir, blanc, jaune ou rouge.

Il est à penser que, s’il laisse un souvenir un jour, monsieur M’balla sera connu lui pour ce mouvement de bras de type fasciste, qui n’ose même pas s’affirmer pour ce qu’il est : un membre raide, mais trop lâche pour se dresser,

en quelque sorte, le signe d’une âme « en berne ».

CharlElie

NY 20XIII