Lundi 5 mai 2008
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Epaisse lune qui luit
D'une nuit sans fard
Receleuse de mes rêves fous
En doux murmures appesantis.
L'ombre s'est faite menace
Un cendrier s'éteint
Tic-tac répond un réveil
Qui s'endort, sommeil perdu.
Une cigarette s'emplit
De cendres muettes,
Les draps s'engourdissent,
Une flamme s'éprend
D'une voix cristalline.
Une musique effeuille
Les roses noircies,
De mes pages sans gaîtés :
Hiéroglyphes déchirants
Issus d'un cerveau embrumé.
Le rideau tombe,
Une glace frémit,
Un visage se rembrunit,
Eve apparaît, idéaliste,
A l'orée d'un rire enfantin.
Les contours de la mémoire
Disparaissent en un tournant,
Un regard de feuilles affables
Alimente l'encre de mes élans,
Qui s'emmêlent dans l'épaisseur
Resplendissante de tes cheveux.
Un capitaine a perdu a mer
Dans les entrailles de son vaisseau.
L'ombre s'est faite aquatique
Un cendrier s'éteint
Tic-tac répond un réveil
Qu'un clapotis ensommeille
Un frisson de grand vent,
Etendard de longue chevelure,
En un pavillon flamboyant.
Un capitaine a pris la mer.
Et j'ai perdu le miel de tes mots,
Dans l'éclat sombre, tes yeux,
Sertis d'un noir,
Epopée de mes nuits, lumières !
Ma main a rempli l'espace,
Une étoile brille éclate, meurt,
Sans bruit le ciel se referme
La nuit repend ses droits.
Une corne de brume,
Alourdit un silence,
Une note, un ré, un do,
Accompagne ma solitude,
Et mon angoisse prolifique
Se fait une fête,
De ton rire qui s'oublie,
J'ai perdu ta présence !
L'ombre s'est faite mystique
Le cendrier est plein
Tic-tac répond le réveil
L'aube s'en revient.
Ton corps gémit
Sous la poussée d'un rêve,
Mon écriture s'ensommeille,
Sur ta présence,
Sur l'image
De ton visage !
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