En vers et en prose

Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /2008 13:39
Regarde, cette femme

Habillée de ses souvenirs

D'une civilisation, d'une terre

A l'horizon d'une autre mer

Regarde et admire cette dignité

Grave, autre mentalité

Qui n'en fini pas de trottiner

Sur son identité à rattraper le quotidien.

T'es pas née d'un rêve, d'une idée

Tout juste d'un désir

Aux ventres passionnés.

T'es un excès de vie

D'une différence à leur faire peur

Moitié-moitié, dans un cri

Symbole, fière d'aujourd'hui

Moitié-moitié, moitié-moitié...

Regarde, l'espace est un jeu

Peuplé de rires enfantins

Qui n'ont que l'ombre du ghetto

Comme un para-misère

Regarde et observe d'une amitié

Grave, d'autres mentalités

Qui n'en finit pas d'accuser.

Histoire d'apprendre à aimer.

T'es pas née d'un rêve, d'une idée

Tout juste d'avoir grandit

Dans un recoin de l'histoire.

T'es une déracinée de l'envie

D'une différence à leur faire peur

Moitié-moitié dans un cri

Symbole, fière d'aujourd'hui

Moitié-moitié, moitié-moitié...

Regarde, cet homme là

Drapé de son indifférence

Qui n'a que ses deux mains

Comme un autre cœur

Regarde et accompagne cette cassure

Grave, quelconque mentalité

Qui n'en finit pas de subir

Sur des absences, à force d'avoir été.

T'es pas née d'un rêve, d'une idée

Mais tu sais l'aimer

Dans la fragilité des faits.

T'es une solution vivante

d'une différence à leur faire peur

Moitié-moitié dans un cri

Symbole, fière d'aujourd'hui

Moitié-moitié, moitié-moitié...


 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /2008 13:55
Je suis née petite fille

Quelque part entre Tchad et Guinée

Un soir par hasard, ma mère aimante

Dans les bras de ce virus

Une vie brève, détruite avant d'être

Mes yeux aveugles collés

Comme mon ventre gonflé

De la suffisance de mes affameurs...


Je suis née petite fille

Quelque part entre Irak et Pakistan

Derrière ma grille, la vie quadrillée

Dans les rails des interdits

Une règle d'avance, en des versets

Ma conscience bridée

Comme un avenir sombre

Dans l'adoration d'un dieu à leur image...

 

Je suis née petite fille

Quelque part entre Russie et Croatie

Chair fraîche, aux illicites appétits

Dans les bouges, les casernes de l'est

Avant d'être vendue, au mieux mariée

Mon  corps encore soumis

Comme une douleur

Dans les veines, la haine de leurs désirs...

 

Je suis née petite fille

Quelque part entre laïcité et république

Conscience d'une femme, mère aussi

Dans les arcanes de la démocratie

Pour que je leur dise, en un cri

Ma voix pour elles

Comme un combat

Dans une vie que je construis, insatiable...

Pour que je leur dise, comment

Ma voix pour n'être femme

Comme une résistance

Dans une vie que j'offre, en ultime défi ...

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 20:52
Que tu t'appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu'importe ton prénom

La mort t'emporte en un sourire

Que de la pierre surgisse la colère...


Je ne saurai jamais,

L'exacte liberté

Une empreinte un visage

La montagne levée au bras de l'assassin

Que de la pierre surgisse la colère...


Mais je me souviendrai

La peur au ventre, de ta course

Une folle lueur dans leurs yeux

Les fusils braqués, prêts à tirer

Que de la pierre surgisse la colère...


Dans la nuit, je te verrai

Absente, dans ces rues

Sous la poussée de l'assaut

Le feu, les horreurs subites

Que des cendres surgissent les pierres...


Le lendemain, à l'actualité

Présente, sur tant de télé

Les os brisés, la chair béante

Des blessures jetées à mon visage

Que des cendres surgissent les mots...


Que tu t'appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu'importe ton prénom

La mort t'emporte sur un sourire

Que mes mots...

                  Mes mots servent de pierres... 

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /2008 14:33

X

Dé-fini

Merci ?

Ou

Merci !

Dé-terminé...

 

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 18:29

IX

Dé-lire

Début, débutant,

Débouter, dérouler,

Découvrir, désir, dément, dé

Définir

Mais au départ

Déclarer pour ne point déclamer

Désigner et en dérision

Dépasser, délivrer

Et ne jamais être décalé, défendu 

Sans démissionner

D'une dérive désorientée dans le débat des délires.

A décider, demander

Comment ne pas se déchirer

En cette désespérance défiée,

Attendant une défaite décrue

Délicieusement sur le dédain

Par défi sans toutefois dénigrer.

Il n'y a pas de déclinaisons

Qui ne déboussolent, dans la descente

Aux enfers des sentiments...

Le désenchantement est le désert

auquel nous destinent nos désirs !

Défendu ce fruit désigné admet la déception

Pourtant, avec tant de détours

Plus m'en fallut pour clore définitivement

Ce déclinant verbiage.

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /2008 20:12

A cet homme, l'appel d'une déraison

Paré de rêves et de suffisances:

A cet homme, mon unique souhait à lui adjoindre d'autres propos :

 

« peut-être, sait on jamais

que ma verve s'est retrouvée

entière, exacte,

                  aux méandres de ma mie.

Mais le saurais-je jamais

Qu'avec la courbe du temps

Mon corps s'enflamme à tes frondaisons

Comme tant et tant de fois !...

 

Mon désir poussé comme une vague,

Vers ton émotion »

 

 

A cet homme l'appel d'une déraison

Paré de rêves et de suffisances.

A cet homme, une réalité de trop en unique conclusion :

« ainsi le veux...La vie ! »

Disait-il, parlant, à boire sa coupe et sa lie.
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /2008 13:10

VIII

Dés-espoir

Dans l’ombre de la nuit, mes rêves s’habillent de ces sourires volés à la clarté du jour, de ces regards croisés qui ne savent plus dire, plus se lire. Les étoiles brillent au firmament de ma colère de ne plus pouvoir être ce qui à jamais n’est plus pour ne pas avoir été. Le miroir du temps soutient mon désespoir et mine mon présent comme il me renvoie l’image de ma propre angoisse à vieillir plus que de raison. Le lit est froid pour abriter l’hiver de mes passions et, j’écoute l’horloge de minuit qui égrène mes insomnies. Je te sais là, silencieuse et lointaine comme un rêve que je n’atteindrais jamais et pourtant je sais combien tu payes chèrement ton entrée au bal des contradictions. J’en souffre d’autant, comme je brûle de retenues pendant que tu te consumes…

Dans l’ombre complice de la nuit, mes rêves ont le talent qui me fait défaut pour inventer ce monde qui résonne de ton absence. Et la geste se fait morose comme un calvaire assumé dans le champ d’un monologue qui se brise à l’orée de mon orgueil. J’ai appris de la flétrissure la contrainte des mots et une patience infinie qui confine à cette sagesse que je n’ai pas. Mes pensées se voilent d’une réalité que je n’ai pas su raisonner et pourtant je n’ai de regret que pour ce qui ne pouvait être. Le souffle de la lune est léger et je m’endors dans mes incertitudes avec le bonheur d’avoir retrouvé mes fragilités d’antan. Le « je » de mon discours s’appesantit et mes mots se perdent dans ton besoin de vivre l’instant pourtant… J’en devine ton questionnement !

Dans l’ombre de ce matin blême, mes rêves s’évanouissent en volutes colorées, libres de n’avoir pu se réaliser. Je me lève et arpente ma vérité sans que je ne puisse me résoudre à l’abandon de ma chimère comme un éveil inespéré. Tu n’as pas encore pris la mesure, la portée de l’abandon de mes certitudes et au grand jeu des sentiments, j’ai redécouvert mes fragilités enfouies avec une pointe d’angoisse mêlée au plaisir de me savoir toujours capable de peindre la vie avec mes mots. La chaleur d’un pâle soleil irradie de renaissance cet instant que je savoure, seul, désespérément seul, pour goûter le commencement de la journée. Je te sais lové dans la présence de ta jeunesse sans que je n’en recueille l’essence et mes espoirs redonnent du sens à la quête insensée que j’avais oublié dans les plis du temps.

Dans l’ombre, je te souhaite une quête aussi belle, un espoir aussi grand…

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 17:09

VII

Dés-enchantement

(complainte du…)


Dis moi pourquoi, j’le savais en moi

J’le devinais et le portais d’un sourire

Tel une pierre, une croix sur mes pensées

Avec une confusion des sentiments,

Dont j’avais oublié la saveur pimentée.

 

Ben mon Paulo,

T’as pris une chicore

Une sacrée dérouillée

Toi qui n’savais pas encore

Comment d’un cœur on peut railler.

 

Dis moi pourquoi j’l’avais parié

Comme si l’incongru ne pouvait

Telle une leçon inéluctable et réaliste

Gommer les aspérités de la vie, 

En cela, vivre ce moment, ne plus être le vieux

 

Ben mon Paulo,

T’es refais d’une longueur

A la course des sentiments

Toi qui n’savais plus la saveur

Comment d’un cœur parfois on se ment

 

Dis moi pourquoi la blessure est profonde

Comment l’amertume a changé de corps

Telle une vague qui submerge le cœur

Comme si de se mettre à nu,

Créait un dépassement de tes peurs

 

Ben mon Paulo,

T’es tout froissé, chagriné

D’une impossible passion

Toi qui, sans cesse, te protégeait

Comment as-tu pu cet’déraison ?

 

Dis moi pourquoi d’une simple pulsion

Tu as déplacé le cadre, rompu l’équilibre

Tel un fouet qui claque, se love

Pour affirmer que tu es libre

Comme si je ne le savais que trop, intensément

 

Ben mon Paulo,

Tes larmes ont un goût de sel

Tu t’es pris les pinceaux

Dans des morceaux d’arc en ciel

Et t’as pas réussi à revenir

 

Dis moi enfin, si tu le sais, pourquoi cet air triste

Cette ombre sur tes yeux qui me tracasse

Tel celui qui ne te veux qu’un peu de bonheur

Pour ne te savoir qu’heureuse

Comme si de ma part il pouvait en être autrement

 

Ben mon Paulo,

Tu vois même injuste, ta vie

Comme elle,  tu restes présent

Ravale tes sanglots, souris

Ton amour ne se pliera pas aux rides du temps…

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 14:59

VI

Dé-sirs

Il m’est bien difficile de résister chaque jour

Comme il m’est tant douloureux de retenir ce désir

Cette envie

Qui taraude ma vie

Accélère mes sens et vrille ma conscience en éveil…

Il m’est impossible de ne pas imaginer chaque instant

Sans suivre des yeux les ondulations de ton corps

Cette folie

Qui brûle mes nuits

Retient mes gestes et assombrit le jour

Il m’est interdit de te savoir derrière cette porte fermée

Sans que je ne puisse la franchir, te serrer contre moi

Cette absence

Qui banalise mes jours

Affadie mes écrits et pousse la démesure

Il m’est insupportable de mesurer l’arrêt si proche

Sans que mes lèvres ne dessinent tes courbes

Cette fin ou presque

Qui suspend tout et le reste

A tordre ma conscience et mon engagement

Il m’est inconcevable de reprendre le chemin de la vie

Sans qu’une tendre halte n’est enrichie tes rêves

Cette idée,

Qui brille d’une intensité

Laisse mon empreinte dans chacun de tes pas…

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /2008 20:18

V

Dés-illusion

Grandir n’a pas vocation à rendre vieux

Et si les amertumes du jour

Ont blessé tes certitudes.

Le réveil des mots oblige à passer le cap

Comme tu te prends à mesurer

L’insondable séparation, d’un temps

Auquel tu n’appartiens déjà plus.

Pourtant l’illusion est au détour

D’un chemin capricieux et solitaire

La fonction s’est faite révélatrice

D’une distance argumentée

Subie plutôt que voulue.

Grandir est une illusion consentie

Et tu ne peux sortir indemne

D’une confrontation permanente

A une réalité insoupçonnable

Qui bouscule les certitudes

J’ai crains la flétrissure, l’inconfort

Auquel tu te contrains finalement.

Comment t’accompagner au mieux

En ces temps incertains

Sans que tu ne prennes ombrage

De mon profond respect

A l’image de ce que tu construis…
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose
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