En vers et en prose

Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 14:50
l'opus IV de la série du décalogue... et toujours, seuls les mots savent

IV

Dé-licate

Délicate et fragile, ta tête dodeline au gré de tes yeux qui peinent à s’éveiller et pourtant, l’expression de ton regard est encore acérée d’une lumineuse et farouche volonté.

Délicate et espiègle, ta parole roule au fil d’une discussion dont je pressens déjà la conclusion, comme si tes mots avaient la conviction acerbe d’un impossible et définitif choix.

Délicate et subtile, ta main dessine une parabole comme un cocon dont tu n’entrouvres qu’avec peine cet espace intangible d’une faille vite réprimée, d’un geste qui ne se livre pas.

Délicate et présente, ta pensée semble osciller entre la raison et mon inconcevable qui habille ton quotidien de ces phrases immobiles, figées dans une attente qui ne viendra peut-être plus.

Délicate, oui mais ?

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 08:22
undefined Peindre avec les mots
Un triste tableau
Où je n’ai que l’alphabet
Comme palette.
Peindre en touches désuètes,
Discrètes même
L’ampleur de la tourmente
L’autre et toujours l’autre
Sans autres angoisses
Que celles qui font… L’autre…
L’autre, ses grimaces et ses envies et,
Quelque part en de drôles de couleurs
Faire naître la verve du pinceau.
Peindre, amours en encres,

L’autre :
            Ma petite vieille sur son banc de granit
            Mon menuisier à la perpétuité de son tonneau
            Cette vallée à la liste de tant d’absences.
Peindre en d’autres lieux
D’autres témoignages…
 
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 16:30
Voici le troisième opus du décalogue

Dé-rision

J’en ai vingt dans le reflet de tes yeux

Et le poids des ans n’est plus qu’illusion

Sensation trompeuse d’éternelle jouvence

Pour ne pas vouloir l’accepter

J’en ai une décennie de plus, de trop

Quand l’effort accélère le battement de la vie

Dans les méandres de mes artères sollicitées

Pour ne pas vouloir y croire

Je double ta vie dans la nuit,

Lorsque de ton souffle léger, d’une douceur

Tu illumines une maturité assumée

Pour ne pas vouloir l’oublier

J’ai l’immensité d’une patience

Quand une nuit emplie de tendresse

Suffira à ma dérisoire déraison

Pour à jamais me souvenir

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /2008 08:18
Voici le deuxième opus...

II

Différences ?

 I

Un  temps passé

Le propos se serait fait aigu

Pressant, et convaincant…

Maintenant, rien de cela,

Juste ces gestes qui s’habillent

D’une tendresse contenue, retenue

Complice pour ne pas pouvoir s’exprimer

Sur une peau effleurée, ce contact furtif

Recherché, craint pour ce qu’il ne signifie pas !

Et les regards, d’autres regards

Qui ne peuvent comprendre

Saisir le sens de nos apartés !

Il y a là un espace inhabituel

Qui accentuent les différences

Rapprochent les dissemblances…

II

Le temps est au présent

Le propos s’affranchit d’un futur

Déjà absent et inaccessible…

Quand l’impossible on perçoit

L’envie est de vivre l’instant

Sans rompre la fragilité du lien

Apprendre, comprendre

La main qui dessine et se perd

Suspend son envolée, trouve du sens !

Et au creux des étoiles, d’autres

N’ont que nos différences

Au firmament de leurs envies !

Il y a là tellement de lumières infinies

Qui se perdent dans tes yeux

Ton monde brille de mille feux…

  

III

Le temps sera, peut-être

Le propos appartiendra aux rêves

Si lointains, si proches…

Ce jour, pour le regarder te vivre

Juste l’ondulation des couleurs,

De ces fragrances qui m’emplissent

La peur chevillée au corps

Qu’un impair brise l’harmonie

D’un mot, d’une pensée trop prégnante !

Et jamais, sans cesse, vouloir

Faire de nos différences, ce moment de vie,

S’accrocher un zeste de bonheur !

Il y a là une douce et saine folie

Que tu tiens entre les mains

En une flamme timide et vacillante

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /2008 12:27
 
Voici un ensemble de textes rassemblés sous le titre, Décalogue, une variation autour de l'autre, du désir et de l'amour qui sait être présent même avec le temps.
Le premier opus aujourd'hui,


I

Dé-part

D’un dais, au plaisir du satin froissé

J’ai appris combien les dés étaient pipés

Mais qu’importe puisqu’au mitant de la vie

Je n’ai jamais gagné

Que…

Que le sens des choses et l’inconfort des désirs en suspends !


Maximilien
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 15:27

 

Ce sera,

Comme une main froissée

Dessinant tant de pas

d’empreintes évanouies

l’éternité

Cela :

le ciel argumenté de larmes

en colonnes immobiles

ombres vives du néant,

ne sera que,

la mémoire indécise, inscrite, tremblante…

Ce sera,

à tes doigts frémissants de tendres contours

en des jeux pleins de fureurs et de présences,

cela sera, te dis-je !

Comme respirer,

L’envers d’un décor

Dans l’oubli confus d’autres mille ans

Tant d’après et si parfaitement.

Ah ! te voilà donc,

Drapée d’étranges silences,

Lointaine, nocturne et mortelle

Sur les traces de tant de souvenirs.

Tes pas à nus,

Sur le velours souverain

Tant de paroles, de chants

En fenêtres profondes, éparses d’immobilités…

Cela :

Et tu ne sais qu’ineffable et indécise

Jeter ta tristesse et ta musique.

Ce n’est que frêle destinée,

Pour toi, amante accomplie

A la crainte d’un rivage.

 

Pourtant à étroite distance, aux écrits de ta mort :

L’oiseau en sable

Se joue de transparences

A ton regard, exempt de paysages.

 

Maximilien

 

Par Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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