Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 16:42
Il est admirable de voir combien les couples sont gracieux lorsque sur les flonflons d'une valse viennoise, les jupes d'or et de strasses s'envolent au gré des pas légers des danseurs.

Il est admirable que le génie humain ait conçu cette grâce qui fait le bonheur de nos anciens dans les bals musette. Il est tout aussi admirable que l'on nous assène d'autres valses en 3 ou 4 temps rien que pour nous faire croire qu'à nous tourner la tête, nous ne serions pas capables de comprendre qu'en fin de compte, et le compte est bon, nous serions une fois encore les dindons de la farce... Allez valser maintenant . « Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Et bien dansez maintenant » aurait soufflé la fourmi qui comme on le sait n'est pas prêteuse à l'inverse de notre gouvernement qui vient de mettre prés de 300 milliards dans la corbeille des banquiers véreux qui nous spolient depuis des lustres. Et bien, c'est bizarre, je n'aurais pas cru que nous trouverions autant d'argent.


En effet, nous pourrions affirmer à la Prévert :

pour les retraites, pas d'argent,

pour les hôpitaux itou

mais encore pour l'école pas un radis alors que nos étudiants sont obligés de travailler et que nos jeunes n'ont pas de boulot...

Nous pourrions aussi ajouter :

pas d'argent pour les petites communes,

refaire les routes,

mais aussi aider les paysans,

garantir les prix à la vente des fruits,

augmenter les salaires pour d'une consommation relancée faire vivre toute la maisonnée...

Pas d'argent pour ceci, pas d'argent pour cela.,

vous comprenez ma brave dame,

nous vivons tous au dessus de nos moyens

et l'état n'est pas une vache à lait !

Il est admirable combien nos gouvernants croient encore que nous sommes idiots ! et ce n'est pas leur gentille petite musique qu'ils nous susurrent à l'oreille qui nous fera oublier le somptueux cadeaux qu'ils ont fait à nos banquiers. Gageons que nous allons demander aux mêmes ce qu'ils ont fait des dividendes et des bénéfices qu'ils ont perçus sur notre dos au cours de l'année passée.


Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 08:48

Félix Castan
UNE ACTION
UNE PENSÉE
UNE OEUVRE
Samedi 8 et Dimanche 9 novembre 2008

ORGANISÉES PAR
la Maison de la Culture de Larrazet
avec l’aide de la Commune de Larrazet, du Conseil Général, du Conseil Régional,
du Ministère de la Culture (DGLFLF) et du Crédit Agricole


« Ce n’est pas le rêve
qui mène l’action,
mais c’est l’action
qui mène le rêve. »


Si la 26e édition des Journées de Larrazet est consacrée à la pensée et à l'oeuvre de
Félix CASTAN, c'est bien sûr par fidélité à un homme que nous avons aimé et qui
nous a beaucoup appris.
Mais c'est aussi et surtout parce que l'heure est venue de faire converger toutes les
énergies et toutes les compétences pour que notre pays s'empare d'une pensée pionnière
pour le 21e siècle. Depuis MONTAUBAN et le LARZAC il a « défié son temps » avec la force
d'un titan et la précision d'un horloger. Persuadé que « l'humanité était embarquée sur
l'océan de la pluralité », il est resté sur le pont, une vie durant, en affrontant toutes les tempêtes,
dans un combat sans répit.
Il s'est posté sur la ligne de faille cardinale de l'identité de la France (identité politique)
et de celle l'Occitanie (identité culturelle). Tout à la fois pour la décrypter et plus encore
pour en faire la force motrice d'une nation qu'il concevait comme un amphithéâtre et non
comme une pyramide.
« Ce n'est pas seulement les minorités qu'il faut sauver, c'est la France qu'il faut guérir.
L'erreur est de s'en prendre à la nation et non à sa structure. Les mises en cause du centralisme
échouent car on n'a pas vu que son mécanisme était d'ordre purement culturel ».
Pour cela il a fait confiance à la puissance libératrice des identités qui deviennent pluralité
dès lors qu'elles sont travaillées au burin de principes d'action millimétrés et distillées
à l'alambic de la culture. Identités en marche et non identités fossiles. Il a fondé, à la force
du poignet, le Carrefour d'Occitanie tout à la fois métaphore et station orbitale pluridisciplinaire
d'un contre champ culturel à un centre qui ne se parle qu'à lui-même.
Ses idées sont l'inverse d'un prêt à penser ; elles doivent tout à l'action et à la maïeutique
« Chez Castan, la théorie s'opérait au scalpel, et cette haute chirurgie l'engageait
jusqu'au sublime, par une irréductible exigence. Étonnamment ce travail se régénérait dans
la contradiction, puisque Félix Castan avait le besoin vital du débat contradictoire, tantôt
organisé, tantôt improvisé, toujours essentiel. Le point de vue de l'autre aiguisait son point
de vue, relançait sa pensée, réactivait son discours. Ce qui en résultait, c'était son oeuvre :
l'interlocuteur trouvait son avantage dans le fait d'y avoir été intégré ». Bernard DERRIEU
Il faut ajouter qu'il repoussait toujours plus loin l'audace des concepts et les frontières
des possibles comme dans la quête d'un infini de la pensée.
Les journées de Larrazet se conçoivent comme une archéologie d'une oeuvre qu'il est indispensable
de situer dans son contexte d'élaboration. Elles n'ont aucune prétention à l'exhaustivité
et n'entendent en rien se substituer à l'accès direct aux écrits littéraires, critiques et
théoriques. Juste une fenêtre ouverte pour entrer plus finement au coeur d'un continent qui
est loin d'avoir livré toutes ses pépites, ses clés, ses facettes et ses points aveugles.
Nous avons pris soin de ne pas corseter les journées et la seule raison d'être des interventions
structurantes retenues sera de faire lever la pâte de l'intelligence collective.
Ce sera donc une rencontre ouverte et interactive car nous avons besoin de chacun
d'entre vous pour témoigner, éclairer et interroger une pensée qui n'en a pas fini de nous
résister et de nous enrichir.
Notre initiative, qui en appelle bien d'autres, doit être une impulsion décisive pour que
les messages de Félix Castan se déploient toutes voiles dehors afin que la France cesse
d'être, ce qu'elle ignore le plus souvent, le pays de la pluralité refoulée.
Alain DAZIRON

Le programme

Samedi 8 novembre
14 H /L'ACTION ET LES ACTES (CHANTIERS DU CARREFOUR D'OCCITANIE)
Félix CASTAN et Larrazet, Penser l'identité de l'intérieur, Alain DAZIRON
 L'expérience du Festival de Montauban, André BENEDETTO, Éclairages de
Roland GARRIGUES
 Le Centre international de synthèse du baroque, Bruno QUEYSANNE, Éclairages
d'Anne VIGUIER
Félix CASTAN et la littérature occitane, Serge JAVALOYES et Serge LABATUT
21 H/ CERCLE DE LA PAROLE AUTOUR D’UNE VIE ET D’UNE ACTION
Projection du Film de Michel GAYRAUD “Félix CASTAN” (1983/ 48')
Présence du réalisateur - Suivie d'une TABLE RONDE animée par Michel DUCOM avec
Bernard LUBAT, Bernard DERRIEU,Henri CARTAYRADE,Louis PASTORELLI et toute la salle.

Dimanche 9 novembre
9 H / LE CHANTIER DE LA MOSTRA DEL LARZAC
(MATINÉE ANIMÉE PAR BERNARD DERRIEU)

Restituer et comprendre un chantier phare en présence de nombreux peintres et acteurs
de cette aventure époustouflante. Communication initiale de Sylvio BRIANTI qui écrit
l'histoire de la Mostra et de Christian DE CAMBIAIRE.
14 H /UNE PENSÉE DE LA PLURALITÉ POUR LE 21E SIÈCLE
En quoi Félix CASTAN a-t-il transformé l'idée d'Occitanie, Guy LATRY, Éclairages
de Claire TORREILLES
Le concept de contre-capitale pour pluraliser la France : L'exemple de Toulouse,
Claude SICRE
17 H/ COMMENT DONNER À L'OEUVRE ET À LA PENSÉE DE FÉLIX CASTAN
LE RAYONNEMENT QU'ELLES MÉRITENT

avec Michel DUCOM, Michel ALESSIO, Méryl MARCHETTI, JALI
Grands témoins invités : Betty DAËL et Anne CASTAN.
Dédicace spéciale à Mme AYOT (secrétaire du Carrefour d'Occitanie)
Exposition sur l'action de Félix CASTAN réalisée par Betty DAËL
Journées dédiées à Christian POULANGES et Jean VILOTTE

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Cultures et copinages - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 16:04
C'est la hauteur à laquelle le gouvernement américain garantit les banques et organismes de prêts immobiliers qui sont dans la tourmente financière de ce septembre 2008. Je vous laisse imaginer ce que cela représente.... 700 milliards de dollars ! Une somme tellement astronomique que nous n'en concevons, vous et moi qu'une infime réalité. En revanche, même si nous ne sommes pas des virtuoses de la haute finance, chacun est à même de comprendre que c'est l'argent du contribuable qui va ainsi renflouer les caisses d'entreprises privées. C'est d'ailleurs curieux cette conception du libéralisme qui veut de moins en moins d'état, qui prétend que le marché se régule tout seul et qui à la première dégringolade boursière réclame une intervention des pouvoirs publics tout en continuant à encaisser les dividendes de ses actions qu'elles soient à la hausse ou à la baisse. De fait, l'état étasunien nationalise ceux là même qui spéculent tant et plus depuis des décennies avec l'intention de se gaver de bénéfices. Une paille, je disais !

Quand je pense que ma voisine n'arrive pas à raisonner sa propre banque pour un petit découvert qui la laisse dans une situation plus que périlleuse avec ses deux enfants. Les banques ont un portefeuille à la place du cœur et des politiciens présidents pour les aider quand cela va mal. C'est vrai, nous jouons « petits bras » dans notre pays et à l'exemple de Tapie, ce ne sont que 290 millions d'Euros qui partiront dans les poches d'un fieffé bonimenteur. Il ne sera pas sur la paille !

Pourtant je soupçonne, à tort je l'espère, que nos banquiers et nos financiers (ce sont souvent les mêmes) vous nous faire payer la note et qu'elle va être particulièrement salée... Quand nous irons parler de nos économies à la poste, si cette dernière existe toujours, gageons que le conseiller fera un geste commercial en nous accordant autant de largesses pour notre demande que les gouvernants le font en ce moment avec les mauvais payeurs en tout genre. J'en doute fort mais rien ne nous empêche de réclamer alors qu'il en soit ainsi même pour les petits que nous sommes. Qui a dit qu'il n'y avait plus d'argent public ? Qui va maintenant expliquer l'art de l'emprunt à cet agriculteur qui ne peut plus rembourser, étranglé qu'il est par les multinationales du grain et de la distribution ?A cet autre qui s'est pendu après avoir incendié sa propre maison ? Qui osera parler de la valeur travail quand la valse des milliards l'emporte sur l'intelligence et les mains des hommes ? Qui... Et quand ferons-nous cesser cela, oui, quand ?

Moissac le 18 septembre 2008

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /2008 16:40
Les ventripotents ont de la panse et du pouvoir

Quand ils s'inscrivent en comices

Pour ne pas être en coulisse, fort à propos

Dans les banquets et les fêtes

Les inaugurations et les kermesses


Les ventripotents ont du bon sens

A connaître les usages et les coutumes

Qui permettent de survivre, vent debout

Dans les tempêtes aussi automnales

des fêtes votives bien que cantonales.


Les ventripotents ont de la gouaille et du talent

Confinés qu'ils sont dans leurs certitudes

Leur donnant d'un air l'importance, le savoir

Là où naguère la morgue de l'argent suffisait

Ils paraissent fragiles et un tantinet désuets.


Les ventripotents ont le verbe haut et coloré

Comme la poigne facile, la main caressante

D'un geste condescendant, parfois futile

Qui se presse sur l'épaule amie convoitée

L'instant où le ruban inaugural est tombé.


Les ventripotents savent se souvenir

Les soirs de démocratie, combien sont ceux

Qui dans le service ont su se rendre utiles

Ils ont l'indispensable en breloques pendues

Au complet veston des bonnes manières.


Les ventripotents sont de messes et de repas

Ou l'inverse, lors des dimanches empesés

Comme ils relatent la filiation d'autres

Plus anciens, plus illustres, avec en partage

Des héritages locaux dilapidés, écartelés.


Les ventripotents ont de la caricature

Un goût immodéré, pour peu que le trait

Ne se fassent pas trop acide, exagéré

Mais ils perdent le sens de la critique

Au détour d'une expertise annoncée.


Les ventripotents ont, de nos jours

Moins de ventre, plus de lettres, de sens

Et sortis des écoles, des célèbres instituts

Ils font du pouvoir une source sans fin

Oligarques à jamais, mais toujours pantins... 
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Pour rire et sourire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 18:12
Nous aurions dû...

A la faculté des hommes, licencier notre propos

Et rompre le charme des espérances

Dans les absences de notre cause

Ne te l'ai je point dit ma mie ?

Combien sont sombres les desseins des puissants


Nous aurions dû...

A la fatuité des hommes, réécrire notre histoire

Et refuser les mornes évidences

En des constructions fastueuses

Comment, nous n'en avions parlé, ma mie ?

Sont ils si bien absents les graves penseurs


Nous aurions dû...

A la bassesse des hommes, opposer bien plus encore

Et notre destin, et notre envie

Que rien ne perturbe, ni ne délie

Ne sens-tu pas ma mie monter le cri ?

Qu'ils se méfient, gens de paillettes et de dénis


Nous aurions dû...

Mais n'avons nous pas déjà gagné, devant les hommes

Et ce droit et cette expression sans crainte

Que d'autres nous jalousent, de n'être rien

Ne vois-tu ma mie, la victoire dessinée ?

Qu'ils s'en mordent les doigts de juste l'effleurer


Nous aurions dû...

Et la forme et le fond ne conviennent à mon écrit

Car sur la forme, ils ont perdu le peu de foi

Et sur le fond, nous sommes là, où ils seraient

Ne comprends tu pas ma mie, la vie si belle ?

Qu'ils en ont oublié la saveur et le suc


Nous aurions dû et nous avons su

Qu'à décrire l'instant, notre présent est plus fort

Plus grand et plein d'espoir, au delà d'eux...


 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /2008 16:25
A ne manquer sous aucun prétexte (merci Dédé!)

Vendredi 3 octobre

Organisation Radio d'Oc 88.5mhz. De 21h à 22h30

10€ (enfants gratuits)

Sur réservation 05 63 04 96 71 (m m j v s de 10 à 12.30 et 15h à 19h)

Lieu : Amphi du Matin. Accès : Boulevard de Brienne et allées Marengo.

TRISTAN & LES BICYCLETTES

(Chanson Swing Quartet)

De swing en valse, Tristan Effroy chante l'amour et les gestes qui l'invitent, l'incitent et qui l'excitent : c'est un chanteur engageant ! Les Bicyclettes roulent avec lui dans ce projet collectif de musique acoustique, traditionnelle et créative : l'écriture, la composition, le son et l'interprétation y sont soignés et réunis dans un répertoire à vocation populaire, populaire comme l'étaient et le sont toujours le jazz de Django, le swing d'Armstrong et la chanson de Trenet.

Tristan Effroy : chant, guitare / Benoît Atquier : guitare / Pierre-Luc Puig contrebasse / Alain Laspeyres : batterie

www.tricyclettes.fr

 

et en suivant

Samedi 11 octobre

Organisation : Compagnie des écrivains du Tarn et Garonne. De 21h à 22h30

10€ (enfants gratuits)

Sur réservation 05 63 04 96 71 (m m j v s de 10 à 12.30 et 15h à 19h)

Lieu : Amphi du Matin. Accès : Boulevard de Brienne et allées Marengo.

Musique et contes avec  Gérald NEWTON &  Eliot  ALY-BERIL

« Tout langage est créole »

Cette vérité ordinaire sera magistralement illustrée à travers le jeu guitaristique de Gérald Newton, qui métisse avec bonheur différentes techniques connues, et d'autres plus personnelles au point qu'il est difficile d'identifier une guitare. On croit entendre un instrument hybride, né du mariage d'un oud et d'une cora. Les thèmes répétitifs de sa composition sont empreints de nonchalance et nous bercent doucement dans une transe rassurante. L'inspiration puise dans la diversité des musiques entendues au cœur de l'océan indien, pour aboutir à une forme innovante de world-music où une riche personnalité pose sa griffe.

A cette musique des cordes, fait écho celle des mots. En alternance avec les pièces musicales, Eliot Aly-Béril nous dira quelques contes dont l'origine se perd dans la nuit des temps, autant que la richesse phonémique, empruntée aux divers parlers débarqués sur l'île volcanique de la réunion. Sonorité succulente de cette langue que l'on dit créole, qui loin d'être un « français dévalué », comme le français serait un « latin appauvri », est un outil de communication ayant intégré les influences subies arrosées de divers épices.

Une soirée pour dire que pas plus musique, que langue, ou « race » ne saurait prétendre à une quelconque « pureté » et encore moins « supériorité ».

[http://www.ecrivains82.com]

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Cultures et copinages - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 17:05

Le traité
des Vices et des Vertus
revisité avec l'oeil complice de notre ami

Jean Coladon

Une expo à ne manquer sous aucun prétexte...


La possibilité vous est offerte de visiter aussi l'exposition  sur le traité
original des vices et des vertus dans la salle du musée d'Art Roman qui se trouve contigu à la Chapelle.


Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Cultures et copinages - Communauté : les auto-édités
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 12:44

A qui voulais-je faire du mal ? A qui et surtout pourquoi ? Je ne sais pas, je ne sais plus ! j'ai mal partout et beaucoup en dedans, surtout en dedans, là où le docteur ne sait pas aller pour soigner.

Maman, elle dit que je n'ai besoin de rien et surtout pas du docteur qui veut que je raconte alors que je ne sais pas ce qu'il veut que je lui raconte. La maîtresse, elle, elle dit le contraire et elle ne veux plus que je fasse ça à l'école. Je l'aime bien ma maîtresse et je vois bien que je la rend triste des fois. Pourtant je ne le fais pas exprès, au non, jamais exprès car cela me fait si mal. Ca y est mes mains sont à nouveau libres, elles n'ont plus envie de frapper, griffer. Ma langue ne s'agite plus avec ces mots orduriers que je ne comprends même pas. Je respire mieux et ça ne cogne plus dans ma poitrine. J'essaye à nouveau les mots et je n'arrive plus à parler. Ma langue s'est collée à mon palais ! J'aime ces caresses dans les cheveux, mon pouce se réfugie dans ma bouche, mes yeux ne coulent plus, je recroqueville mes jambes sous moi et soupire en regardant autour de moi.

Le couloir est éclairé, la lumière est moins vive, je devine entre les jambes des personnes présentes, la présence de mes copains qui commencent à se rassurer. J'entends les conversations des grands et de multiples commentaires que je ne comprends pas. Il est encore question de moi, de ma crise.. Quelle crise ? Je laisse mes yeux mi-clos quand on me soulève à nouveau mais plus délicatement pour me porter dans mon lit, dans la chambre, avec mes amis. J'esquisse un sourire presque une grimace. J'ai un peu froid ! La douleur s'atténue, se met en sourdine et s'efface de ma mémoire. Je ne sais même pas pourquoi j'ai été comme cela, j'ai fait cela, j'ai dit cela... Je ne sais plus ! j'ai envie de dormir...


Je suis un petit garçon de huit ans et j'ai sommeil... Dormir ! Oui dormir, m'endormir maintenant...

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 14:01
Je ne sais pas ce qui m'arrive mais je n'ai plus envie. En fait si, j'ai envie mais je ne sais trop de quoi. Je voudrais, je pourrais, je serais... La lumière se fait plus vive ! Et cet autre qui me regarde comme une bête curieuse, cet adulte que je ne connais pas de l'avoir trop souvent vu. Celui là même qui me dit non et encore non quand je voudrais le contraire. Ce non qui vrille ma tête et qui résonne comme les feux d'artifices l'autre soir avec maman, papa. Ce non insupportable qui se déchaîne en des milliers d'étoiles dans mes yeux quand je ne vois plus que lui, elle, je ne sais plus. J'ai envie de crier, et ma bouche profère ces insanités, ce torrent d'injures et de menaces pendant que mes poings se ferment à me faire mal sur mes ongles abîmés, sur mon impatience quand soudain, ma colère gronde, explose et mes gestes rencontrent l'autre à vouloir lui faire mal, le toucher pour prendre sa douleur en échange de la mienne quand je ne traverse que le vide, aveugle de ma rage. Il n'y a plus rien autour de moi que cet espace que je m'efforce de remplir de ma folie, donnant des coups de pieds, de poings, saisissant là un objet long et lourd dans mes petites mains, pour le porter sur l'autre qui recule puis revient, qui me cherche, s'approche encore et encore. La lumière blanche m'éblouis ! Mes jambes me portent en arrière, me contraignent à la retraite quand le sol semble se dérober sous moi emporté que je suis par d'autres bras, un autre souffle sur mon épaule et ma tête qui  va éclater, qui se redresse pour cracher sur ce visage que je connais pourtant, qui sourit malgré l'effort. Soulevé, je me retrouve au sol maintenu par cette force que je ne supporte plus et qui entrave mes mouvements, ma joue contre le carrelage, mes mains prises en un puissant étau quand mes jambes s'agitent encore et que je hurle ma douleur avant que... Avant que les larmes ne me montent aux yeux, me rendant à une cécité brumeuse. Je hurle encore et encore pour dire combien j'existe, combien j'ai mal à ma vie et combien je ne comprends pas pourquoi c'est moi qui suis là par t erre, misérable et convulsif. Une main s'aventure dans ma tignasse, des doigts s'alignent le long de ma nuque en une caresse irisant un instant mes nerfs à fleur de raison. Mes paupières s'emplissent d'une humidité qui se répand sur ma face bleuie par l'effort et mes mouvements se font plus sporadiques, les coups ne veulent plus atteindre leur cible et d'abord quelle cible ? A qui voulais-je faire du mal ? A qui et surtout pourquoi ? Je ne sais pas, je ne sais plus !....

(à suivre dans les prochains jours...)
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /2008 19:28

Un retour avec l'envie de vous offrir ce texte issu de la rencontre avec ce petit d'homme....


Il a les yeux qui furètent sans cesse,

Le regard perdu dans le bleu du ciel

Comme une blessure, un anachronisme béant

Dans une agitation de circonstance


Il a la violence enfouie des colères retenues

Le geste saccadé dans un appel à l'aide

Pour un instant de refus, une plaie à l'âme

Dans un cri muet qui retentit dans le vide


Et ne savoir que faire, que comprendre

A l'interrogation de ses tourments,

Tenter aussi l'opposition de la raison

Sans jamais savoir, sans pouvoir prévoir

Et la réflexion se heurte à ses excès

Son absence de maîtrise pour ce corps

Qu'il martyrise dans un exorcisme brutal

Une cérémonie un temps renouvelée


Il a la folie qui le guette, proie facile

L'insatisfaction au détour de la vie

Comme ce besoin pressant, immédiat

Dans une cacophonie permanente


Il a de la souffrance, une innocence perdue

Le verbe haut avec les mots des grands

Pour ne pas les comprendre, les utiliser

Dans une survie de tous les instants


Il a...

Il a huit ans et parfois bien plus....

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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