Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 22:21
Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'a, à manger, que ta gloire

ton honneur au regard de tes repas.

Qu'as donc tu dis ?...


Le vent estompe la froidure

Pour une période sans fin

Et l'autre qui me dit, et se répète

A coup d'idéalisme, d'amères folies

Que tout à l'avenant s'imprègne

S'édite, lui qui se prend pour un...


Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'a à regarder, que ta télé

Ton temps, au champ du déshonneur.

Qu'as donc tu à dire ?


La porte ouverte sur le vent

Comme un jour de pâles aigreurs,

Et l'autre qui t'attend, patient

A rompre ton esquive de la vie

Que tant te reprochent, fragiles réalités

Obsédantes, qui te prennent pour un...


Qu'as donc tu fais ? Toi,

Qui n'as, à travailler, que tes mains

En unique courage, flamme de dignité.

Qu'as donc tu à crier ?...


L'espace clos sur les blessures

Comme une plaie béante sur la vie,

Et l'autre qui s'engraisse et se glose

A contraindre, dépeindre ton droit

Que tu appelles, à gueule et à corps,

Nécessaires, lui qui te vole comme un...


Qu'as donc tu à jeter ? Toi,

Qui n'a, à défendre, plus que la vie

Ton exigence, feu de misère.

Qu'as donc tu à crier ?

Qu'as donc tu à crier ?

Qu'as donc tu à crier ?

Mais crie donc............
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 12:27
J'ai été un gros fumeur et cela en tous les sens du terme. Je ne m'en cache pas mais je ne regrette pas d'avoir cessé un jour de printemps il y a de cela plus de 16 ans. J'ai payé aux sciences médicales ces quinze ans passés aux côtés du tabac brun ; j'ai payé et même au prix fort !
Aujourd'hui, je ne suis pas un militant pour ou anti, j'essaye seulement de comprendre, de prévenir à ma façon, d'encourager celles et ceux qui veulent tourner la page et respirer de nouveau la vie à plein poumon. Je connais les affres de ce combat, la couleur de ces échecs, ces réussites et la satisfaction de l'épreuve franchie quand on se libère. Pour autant je n'ai jamais compté que sur moi même pour me sevrer. Ma conscience, mon pragmatisme ont été les leviers essentiels de ma libération. Je ne suis pas plus fort que d'autres, disons que j'ai su faire au bon moment, les bons choix.

C'est pour cela que j'ai toujours une pensée solidaire pour les enchaîné(es) qui ont du mal à se défaire de leur tabagisme. Pour autant, notre monde est ainsi fait que la science sait se mettre au service des hommes et propose bien des outils pour risquer la transformation. Nous ne comptons plus le nombre de patchs, cures, régimes, acuponctures qui se complètent, se relaient au chevet du patient pour une prise en charge de la dépendance de plus en plus complète. Cela n'existait pas à mon époque et je trouve cela formidable et encourageant car les résultats sont là : moins 10,2% des ventes par rapport à Avril 2007 et moins 5,2% depuis janvier 2008*.

C'est pour cela qu'en ouvrant mon journal, je fus désagréablement surpris de ces marchands du temple moderne, ci-devant membres de la communauté du Treilhous à Caussade, qui, toute honte bu, nous infligeaient un vrai-faux dialogue censé démontrer que seule une puissance divine peut soulager nos concitoyens des méfaits de la cigarette.

Le procédé est douteux mais plus encore, il est malhonnête car il procède d'une fiction pour inciter les brebis égarées à s'en remettre au divin tout en dénigrant le travail de préventions, de recherches, de soins effectués par les professionnels qui luttent chaque jour pour aider ceux qui souhaitent arrêter leur addiction. Ce prosélytisme digne des pires procédés sectaires est un déni d'intelligence et est certainement condamnable d'autant plus qu'il n'est nulle part fait mention sur cette demi-page encadrée qu'il s'agit là d'un publi-reportage.

Serions-nous revenus aux siècles obscurs pour laisser ces gens là abuser de la crédulité populaire ? Aurions tant que cela régressé que charlatans et illusionnistes remplacent déjà la science et nos médecins ? A moins que cela ne soit qu'une façon opportune de soulager le trou de la Sécu, je vous invite à donner du sens à vos démarches personnelles pour cesser de fumer et à rappeler à cette communauté qu'à vouloir soulager les maux, qu'ils commencent par cesser de s'enrichir au nom de la spiritualité.

 

Démocrite

Le 17 juin 2008

*D'après une information révélée par la Fédération des Industries du Tabac (FIT), mai 2008.
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : Ecrits et politique
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 14:58

-IV-


Une étape s'oublie sur ce corps

Contre une nuit

Un vague désir

Comme un ennui qui s'éternise.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases !

Construire, à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir

L'ardeur d'un accessible renouveau...


La solitude, en ses noirs parfums

Alimente mes songes

Ma folie impuissante

Où j'aiguise, la force de mes mots.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases !

Construire,  à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir

L'ardeur d'un accessible renouveau

Un peu d'amour à l'aube d'un soir !...

 

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 14:15

-III-

Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un mode pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates

L'affection au fil de mes phrases...


L'orage toise en lourds tremblements

La constance de l'échéance

Ma ville, hagarde

Où des élans se brisent de mon retour.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance au fil de mes phrases

Construire, à la colère de mes propos...


L'actualité est brûlante, déchirée

A l'acide de mes larme

Pour un jeu, d'enfant

Une acceptation de mes envies consumées.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance au fil de mes phrases

Construire, à la colère de mes propos

L'exigence, finalité propice d'espoir...

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 08:47
C'est devant un public toujours aussi présent que s'est déroulée récemment à la Bibliothèque de Moissac, la dernière lecture mensuelle de la saison organisée par la Compagnie des Ecrivains de Tarn-et-Garonne, représentée par Michel Vainguer, et l'association « Lire sous Ogives », présidée par le poète moissagais Richard Maggiore.
Cette lecture était consacrée à l'œuvre de l'écrivain Claude Simon, et accueillait Hélène Boutié et Guy Vallespir qui ont su notamment évoquer, avec talent et émotion, son ouvrage majeur intitulé « Les Géorgiques ».
Claude Simon, qui nous a quittés en 2005, avait reçu vingt ans plus tôt le Prix Nobel de littérature, une récompense venant saluer un auteur qui savait dépeindre avec justesse la condition humaine et ses multiples facettes, au travers des épreuves du temps.
Après la trêve estivale, les lectures mensuelles reprendront à l'automne, toujours dans les locaux de la Bibliothèque Municipale. Le programme de ces lectures sera communiqué prochainement. Renseignements complémentaires auprès de la Bibliothèque, du mardi au samedi, au 05.63.04.72.33.
Merci à Jessica pour la photo et cet article
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Cultures et copinages - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 11:16
Il en est ainsi de la vie... Elle possède une capacité phénoménale à se renouveler ! Je ne surprendrais personne en affirmant que je reste ébahis devant la vitalité des êtres à se reproduire. C'est peut-être cela que mon amie a due se dire quand sa jument a entamé le travail de poulinage propre à son espèce. Une naissance n'a de réalité que si on la vit et cette nuit là, j'ose imaginer combien l'émotion a été forte quand des pattes au museau le nouveau-né est apparut. Personne ne peut imaginer, sauf peut-être votre serviteur, combien cet instant est magique et combien il importe de lui donner un relief particulier.

Certains m'objecteront qu'il est facile de s'extasier devant tant d'animalerie et que d'une naissance il convient de célébrer l'esprit divin de la création.

Au risque de choquer les âmes subtiles et religieusement correctes de nos contrées, je resterai à l'orée des religiosités pour me satisfaire du renouvellement de la vie et plutôt célébrer la naissance de cette pouliche car là est l'essentiel, ce renouvellement de la vie tant décrié parfois, souvent désiré est source de tous les fantasmes et toutes les allégories. Quand le message est apparut sur mon écran à 7h03 précises, exprimant une joie contenue sous la forme d'un « Une belle pouliche est là!!! Bai comme sa mère avec une pelote en tête, née vers 4h30 ce matin », il y avait comme une émotion, une traduction du miracle de la vie qui se passait de commentaires.

Une pouliche est née, et alors serais-je tenté de dire ! Oui et alors ? D'abord, ce n'est pas, n'importe quelle pouliche, car ce n'est pas n'importe quelle jument et ce n'est pas n'importe quelle propriétaire... C'est mon amie et c'est sa jument qui a pouliné une belle pouliche, une nuit de fin de printemps. C'est cela que je veux partager avec vous, car la pudeur de mon amie lui interdit d'en parler sans que l'émotion ne la gagne au point de ne pouvoir écrire ou décrire ces instants. Vous pourrez toujours me rétorquer que cela n'est pas de votre ressort, de votre intérêt et pourtant je ne résiste pas au plaisir de livrer cet instant pour ne pas oublier ce que signifie cette naissance comme un pied de nez aux réalités de chaque jour. Une nouvelle bouche à nourrir, un nouvel être, une nouvelle entité, un nouveau monde qui éclot et nous en portons la responsabilité collectivement, avec ce que nous sommes, comme si un cousin naissait, comme si votre gendre, votre fils, votre neveu devenait papa pour la première fois. La vie est une force que nous ne saurions négliger, que nous ne saurions oublier dans nos envies, nos combats et nos espérances. Dans ces mots, je n'entretiens aucun rapport avec des puissances divines, je ne crois, comme Darwin l'affirmait encore, qu'en ce formidable bouillonnement de la vie, qui permet de naître, de vivre et de mourir...

Bienvenue petite pouliche, bienvenue dans ce monde des humains !

  Démocrite, le 6 juin 2008
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 11:13

Le texte se lit en partant de la première partie qui est après la deuxième dans l'ordre du blog... C'est la bonne explication, non?

-II-

Construire, quelque part,

un grenelle, avide de tendresse

l'accord, l'arme du départ

un monde pour une caresse...


Un quotidien anime la pâleur hétéroclite

D'une philosophie d'ennui

A l'apologie vocabulariste

Dépeinte, de ma verve ineffable.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase...


Un vent en veine d'amertumes volages

Arpente mes conciliabules

En clichés dérisoires

De mes illusions avares de conformités.


Construire, quelque part,

Un grenelle, avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ

Un monde pour une caresse

A la fragilité dépolie d'emphase.

Une connaissance aux gestes disparates...


Un jour décline de toutes responsabilités

D'envies acariâtres

Castratrices d'indissoluble

Qui serpentent à l'approche de mes folies.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 18:31

Voici un texte que je vous livre en plusieurs parties. Il est un peu ancien mais j'ai beaucoup de tendresse pour cet opus... en espérant qu'il rencontre chez vous un écho favorable.

-I-


Soliloque sceptique


Les arbres croulent de fleurs désuètes

Pour un maquillage d'espoir

Une façade corrompue

A l'instar de mes rimes sibyllines.


Construire, quelque part...


Un train s'écoule de gare en gare

D'un problématique éclair

Tel un regret désaffecté

Où l'entité moi-je est une empreinte.


Construire, quelque part...

Un grenelle de tendresse...


Le matin résonne en mémoire d'hommes

Comme un observateur incongru

Dans une fuite vers l'avenir

Un univers de mes vicissitudes morbides.


Construire, quelque part...

Un grenelle avide de tendresse

L'accord, l'arme du départ...


La route est longue d'exagération

Auprès de ces instants heureux

De ces vies internes d'intensité

Comme un hasard soumis à ma faim.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 13:05

Le florilège de la Compagnie des Ecrivains de Tarn et Garonne est enfin sorti des presses et nous pouvons le trouver dans toutes les bonnes librairies. Cet opus, qui  célèbre aussi le bicentenaire de notre département, rassemble les inédits d'une quarantaine d'amoureux de la plume et de l'écrit entre nouvelles et versifications, entre récits et cris d'amour ou d'humour.
Des noms déjà illustrent côtoient ceux et celles qui s'essayent à l'art du langage et des belles lettres.
J'ai la faiblesse de croire que ma contribution sera à la hauteur de ce quinzième volume... Mais pour cela je vous laisse en juger par vous même.
Et comme l'art ne se nourrit pas que de vents et de bons mots:
Mesdames et Messieurs, à vos porte-monnaies!

   



Commande possible auprès de
 la Compagnie des Ecrivains
de Tarn et Garonne

Maison de la Culture
82000 Montauban
norbert.sabatie@club-internet.fr
(dix €uros + frais de port)
ou
auprès de votre serviteur!









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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 13:01
Ils se gonflent de suffisance

Pour n'avoir été de soixante huit

Qu'un temps, à l'orée du bois

Les ombres d'une idée

D'un concept éculé, noyé dans les passions


Ils n'ont plus que des mots

Une fleur d'été, un printemps

Qu'une passion, pigmente d'un propos

Car l'ombre de leur vie

Embrasse un avenir qui ne sait s'il existe


Pourtant, suffisants, ils persistent,

Et signent à longueur de phrases,

La fin des idéaux, privant notre jeunesse

D'un espoir à jamais enfoui

Dans les limbes immaculées de leurs religions.


Pourtant, ils sont là, présents ou absents

Fantômes en déchéance

Qui laissent sous les pavés, les masques obscurs

Des désillusions perfides

emplissant  les cœurs des justes


Ils n'ont plus que cela, en commémoration

Cet anniversaire factice et désuet

Qui brille par les absences

De ceux qui ont fait l'histoire

Un temps, avant que nous ne les jugions


Ils ne sont que cela, et bien moins encore

En privilégiés de la vie de la mort

Esclaves des puissants, des nantis

Valets de l'imposture car jamais...

Jamais notre vie, ils ne guideront.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Guillaume Appolinaire

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