Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 08:45
Que cela réjouissent les cinéphiles, je n'en doute pas une seconde, mais que notre ministre de la culture s'épanche sur le sujet en poussant un « cocorico » un brin déplacé, cela me désole. Hier soir, la remise de la palme d'or à Cannes a montré combien le clivage existait encore entre une France qui travaille, respire, aime et vit aux rythmes de ses enfants et les discours lénifiants de certains qui n'ont vu dans cette attribution que le retour tant espéré de l'objet de convoitise ans l'hexagone, vingt et un ans après...

Finalement, ils n'ont été que trop peu à porter l'accent sur le contenu de ce film primé avec raison et passion. C'est ainsi que le président du jury a porté l'estocade en parlant de l'universalité des rapports entre enseignants et élèves et le même qui a souligné la qualité du travail collectif engagé dans cet établissement jugé difficile entre un réalisateur, un écrivain et les acteurs incontournables de ce documentaire à la limite de la fiction. Ainsi, c'est un américain pur jus qui a souhaité rendre hommage à un système éducatif, le notre, traité avec respect mais dans toutes ses contradictions par le 7ème art. Et là, où bien des ministres concernés ne voient que matière à élaguer, réduire, contraindre, réformer sans cesse, culpabiliser et rentabiliser, l'œil de la caméra a su nous donner à rire et à pleurer, à nous interroger et à nous émouvoir avec des images qui sont autant de tranches de vie faisant appel aux souvenirs de tout un chacun...

Quand un gouvernement, celui là ou l'un des précédents (parfois il y a peu de différences), s'en prend aux fondements même d'une nation, son système d'éducation et les acteurs qui le font vivre, il remet en cause l'essence même de la légitimé de ce système. Lorsque la palme fut remise au cinéaste, j'eu une pensée pour tous, ces enseignants qui croient encore aux valeurs de l'école de la république, ces élèves qui croient encore que l'école est utile pour eux et pour leur future place dans la société, ces parents qui gardent l'espoir d'une monde meilleur pour leur descendance.

Après ce coup de tonnerre dans le landernau culturel j'oserais dire que nous devrions assister au même engouement que celui suscité par un récent film adoubé depuis qu'il a réhabilité les gens du nord si chers au poète. C'est alors que nous pourrions clamer haut et fort : bienvenue à l'école !!! Gageons que nous serons nombreux à nous rendre dans les salles obscures dés sa sortie comme nous serons nombreux à ouvrir un œil neuf sur les établissements scolaires de nos enfants ! Après tout cette école tant décriée, si malmenée, elle n'est que ce que nous voulons bien en faire, alors, bâtissons là ensemble sans l'enfermer « entre les murs ».
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : Ecrits et politique
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 18:09
Un train
Roule, roule, roule, dans la nuit

L'insulte suffisante

Des nervis, des barbares

Roule, roule, roule, dans la nuit

Et les coups, et l'indifférence

Roule, roule, coule, le sang


Le racisme dans la nuit

Roule, roule, coule, ton sang.

Un train

Que monte notre colère

Le cauchemar de l'innocence

L'infecte emprise de la force

Coule, coule, rouge et sang


Le crime, la haine

Pour ta couleur, toi, Habib

Bordeaux-Vintimille

L'horreur brise le rêve.

Coule, roule ton sang/ ton corps sur le talus / coule, roule ton âme /et ta vie...

Brisée !     

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 20:23

Une pluie fine, éparse en description

Une rue s'ouvre, desserte d'exigences.


         Le sillage de cendres s'essouffle en respiration

         L'air rougeoie les tuiles de ma cité

         Mes pas ont la cadence d'un commun accord,

         Sur les pavés !


Un rivage avide d'obligeances

Une tempête sans ombrages.


         La tristesse s'aligne de mots savants

         Les portes crient en bouches gémissantes.

Pourquoi nul ne songe à y pénétrer,

Sur les pavés !


Une barricade s'insurge d'espoir.

Tu passes, sans me regarder ?


         La fumée imprègne les connaissances oubliées

         Que je recherche dans les voluptés de l'envie.

         Regarde moi, passe,

         Sur les pavés !


Une pipe s'époumone de plaisir,

Ton ombre est, remise de ma peine.


Je t'observe, à l'arrêt de mes interrogations.


Tu ressembles tant à l'improbable

Amène de satisfactions polies,

Tu sais, sur les pavés !

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 18:54

Le rouleau en des vies d'noir

Propose le long de la ligne

Une résolution sans fin

Le rouleau est avare d'être vide.
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /2008 23:18
Songe,

Pamphlet d'origine inconnue...

Songe et pour une bonne fois, songes-y !

Songe et sang.

Les larmes ont des yeux brûlants de trop avoir ri

Sang et trame.

Ton rire s'envole trop souvent

De ne plus savoir... rire !

Ton rire à ta bouche,

Tes lèvres avide de moi,

Comme du temps.



Songe,

Pamphlet à l'origine...

Ecrit sur ta fièvre de ne pas être.

Mais, ton sein effleure mes doigts

Résiste, argumente,

Cett'drôle, cett'brûlante vie...

A vie de songes,

La moiteur du sommeil

Engourdit l'ombre et l'échéance se consume à renaître d'un...

Songe.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 17:15
Mon propos s'est épaissit avec l'âge

Et ma plume s'encanaille de technologie

Pourtant l'ombre de mes mots

Eveille tant de retenues, d'absences

Comme s'étiolent tant d'envies.


J'ai encore le plaisir des écritures furtives

A jamais inassouvies.



Mon âge s'est forgé de mon propos

Et ma gouaille s'est affranchie des autres

Comme ces mots martelant ma vie

Qui déchirent ses silences accumulés

Un matin, au versant de la pensée.


J'ai encore le plaisir de ce verbe, cette phrase

Qui honore le temps d'après.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 21:18
Ils sont nombreux et en partie fort égrillards de se retrouver pour cet anniversaire dont les médias nous rabâchent les oreilles de temps d'antenne en colonnes de journal. Et pourtant, il y aurait tant à dire de cette commémoration qui ne veut pas dire son nom, entre les uns qui se souviennent et les autres qui la redoute.
En effet, personne ne peut se prétendre « Dany le Rouge » et dans l'anonymat des explosions sociales, ils et elles sont nombreux à battre le pavé plutôt que de le lancer à perdre haleine. Car des cris il y en eu pour exprimer la souffrance contenue de ce monde qui n'en finissait pas de devenir celui que nous connaissons aujourd'hui. Je ne sais pas vous, mais à chaque anniversaire, il y en a toujours un pour rappeler les souvenirs, les bons comme les mauvais et aujourd'hui, j'ai la vague impression que seuls les mauvais ont l'honneur de la une. On parle d'untel, de bidule et de machin, de l'hypothétique place prise par trucmuche quand au bout du compte on mesure le devenir de ceux qui ont voulu un temps faire l'histoire, on s'aperçoit avec désolation que les révolutionnaires d'hier sont devenus les apôtres d'un aménagement du libéralisme autrefois combattu. Mais je m'égare ! je n'ai pas fait 68... Du moins pas comme on l'entend habituellement. Je n'étais qu'un gamin ballotté entre les amis et les... amis pour permettre à mes parents de faire une révolution qui n'a pas su dire son nom.
C'est bien plus tard que j'ai goûté aux délices de la libération des esprits et des corps de cette époque.. Mais il s'agit là d'une autre histoire ! L'anniversaire du moment est plus un concept philosophique qu'une vraie marque sur les livres d'histoire. Le temps est venu de mettre en exergue les avancées d'une fièvre sociale qui n'a de sens qu'au regard des réalités de notre monde aujourd'hui.
Il faudrait tout remettre en chantier pour retrouver cet esprit frondeur qui prévalait en 68, et si j'osais je dirais même que nous devrions construire une autre forme de vie pour ne pas se satisfaire de si peu. Qui oserait prétendre que nous vivons mieux ? Qui ? Sûrement pas ceux qui défilent dans la petite lucarne, les obligés comme les héritiers qui côtoient les anciens, ceux qui l'ont fait !!!
A croire qu'en ce joli mois de mai, ils n'y avaient qu'eux... Pourtant, vous y étiez vous aussi, à votre manière et cette année 68 est surtout la vôtre... Ne la laissez pas se morfondre en de vaines cérémonies!

 

Démocrite

13 mai 2008, 40 ans après la grande manifestation.

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Chroniques - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 13:49
Une pétition pour obtenir une médiathèque moderne, conforme aux exigences des habitants de Moissac est en ligne sur le site link..
Merci de faire circuler l'information pour que nous récoltions le plus possible de signatures et que nous obtenions de cette municipalité l'équipement qui nous manque.
cordialement

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Mots d'humeur - Communauté : les auto-édités
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 08:30
Je ne suis pas Pierrot

Je n'ai pas de lune

Où s'accrochent les rêves

Je suis moi !


Je ne suis pas un Pierrot

Un rêve sur lune

Ou un mythe désabusé

Je suis moi !...


Je ne suis pas un Pierrot

Chimères de réalité

Ou l'angoisse de demain

Je suis moi !...


Je ne suis pas Pierrot

Je suis moi

Je ne suis pas Pierrot

Pas plus, mais...

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /2008 18:10
Quelle ne fut pas ma surprise de ne pouvoir accéder à la bibliothèque pour adultes où je me rends chaque mercredi ou presque.!

Une fois vérifiés les jours et les horaires d'ouverture, force fut de constater que les portes étaient closes et l'affichage sibyllin sur la porte vitrée ne pouvait que me laisser sans voix. Pas pour longtemps et je ne fus pas le seul à chercher des explications quand à cette fermeture que nous avons commenté avec force propos à plusieurs usagers déçus de la situation.
Fidèle des lieux, je savais que les difficultés de personnels se faisaient de plus en plus sentir sur ce service indispensable pour notre population. Déjà, au cours de la campagne électorale récente, la question de la mise en place de la médiathèque décidé au début du mandat précédent avait été l'objet de discussions. Ce projet dort depuis trop longtemps et prive nos concitoyens de l'accès à des supports variés de culture, CD, DVD et Cdrom peut-être (Internet aussi pour des recherches documentaires).
L'un des freins à cette réalisation était et reste le non remplacement de personnels absents (pour des raisons tout à fait honorables et en un rien critiquables !) et force est de constater que la situation ne s'améliorant pas, aucune décision municipale d'importance n'est venue en aide aux personnels résistants encore. Pire, aucune embauche statutaire ou non ne s'est faite pour renforcer spécifiquement cette équipe et les aides éventuelles ont été affectées à d'autres postes
!
La situation en est devenue catastrophique et nous, nous sommes privés de cet outil et surtout de son développement. Il est temps que cette situation cesse et que les usagers trouvent aux côtés des réalisations culturelles uniques de notre ville, une culture au quotidien, une culture accessible à tous, telle qu'elle se présente au sein d'une médiathèque moderne, équipée, ani
mée, ouverte sur le monde d'aujourd'hui.

Qu'attendons nous pour que Moissac, ville d'arts et d'histoire se dote d'un équipement à la hauteur de son prestige ?...

Merci de m'apporter votre soutien dans ce futur combat.....

Maximilien Reynès-Dupleix

Pour Moissac au Cœur link

Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : Mots d'humeur - Communauté : Le jardin des Muses
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