Mercredi 30 septembre 2009
Et je tourne la page
comme un acteur désabusé
qui contemple le paysage
de ta chevelure ondulée
tels les flots grands et bleus
qui alimentent les sources du vent
dans la nuit où je ne suis qu'un je,
effacé d'un temps présent
Je te revoie, rebelle, grandiose
dans un univers sans vie
sur un corps qui ose
défier le monde et l'envie
agrémentant mes désirs
à l'été sans soleil
de mes rêves à s'enfuir
loin de la mort qui sommeille
Sur ces heures inconcevables
qui sonnent le glas de ton absence
je loue les rimes affables
qu'égrennent les pas de ma souffrance
où le physique rejoint les rangs
d'un idéologisme caricatural
à l'emprise d'un, qu'illumine le moindre mal
j'ai peur sans le savoir
de ces mots qui s'alignent
sur les projets d'un regard
clair, comme le jus de la vigne
où je vendange mes rêves
qui distillent l'horloge arrétée
à l'automne qui s'achève
pour ne plus penser qu'à t'aimer...
in "Soudain mes premiers pas"
Maximilien 1980
Par Démocrite/Maximilien
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Publié dans : En vers et en prose
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j'aime ces textes si finement écrits que les images naissent au fur et a mesure !