Je débroussaille un sentier,
Menant à demain
Derrière, la forêt épineuse,
Obscurs de désirs
Mais seul un tapis,
Mousse tendresse
Précède tes pas ardents
O combien si fragile…
Ma plume s’est brisée au chemin,
Tournant
Caillouteux, cabotin à souhait,
Force acquittée
Déroutantes comme des calculatrices,
Aux piles usées
Tes lettres démangent ma mémoire,
En multiples appels
J’ai repris mes raisons,
Cloches tintamarres
En une trace confiante
D’humiliations en livres aux pages blanches
Inscrites en luttes bout à bout.
Je débroussaille un sentier
Et je t’emmène pour demain
Devant un soleil espiègle
Qui de tendresse en caresses
Raffermit tes pas
Mes gestes tremblants
Maladroits d’impatiences
Réveille ton corps
Souple aux rêves déjoués
Enserrent tes bras, ton visage,
Et mes lèvres timides effleurent
Le bout de tes seins, le bout !
A bout de nerfs, a bout de souffle
Que commence le marathon !
(la route arpente comme un serpent louvoie)
Les lignes sont droites,
Et ma plume débroussaille d’amour
Les amertumes sont inactivées
A la violence des horizons
A bout de souffle !
La banlieue écrase, étouffe,
A qui veut l’entendre.
Tu es là, pure enrobée d’éclat de rire
Les rues sont désertes
Comme d’autres cultivent les individus
Dans des serres-bétons.
Tu es là, au procès de la vie
Maitresse, avocate de notre avenir !...
Je suis accusé,
Accusé devant tous,
De nous vouloir un peu de bonheur.
In "Exil"
Maximilien février 1982
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires