La voile frissonne sous les embruns
Et le soleil un rien timide
Eclaire le fracas de tourments fous
Entre terres et temps présent
Joies bruyantes devant l’éternité
Mais tu rêves, je rêve
A des jours conjugués sans futur
Sur une terre sans âge, sans fonds
A l’ombre d’anciennes désillusions
Découpe ces criques fantaisies
Ces plages au jour le jour
Où tu renoues un air de liberté
L’amour comme la vague
S’étale, dans un plaisir câlin
Je vis, tout, de peurs rebelles
Dans l’empreinte de tes pas
Qui guide d’amères défaites
Et il me faut un triste décor
Pour réhabiter tes nuits
A l’imparfait de mes sentiments
Tu retraces et entreprends le meilleur
Pour un peu d’irréel heureux
Où l’ombre des jours déchante
Sur les ravages de mes folies
Mais tu rêves, je rêve
Et la terre enrage, d’un amour
Volé sur les lèvres de ses enfants
Jalouse entre le ciel et moi
Entre , la mer et toi…
| Novembre 2009 | ||||||||||
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De la colère des Dieux, naissent :
- des souffles de renouveaux lorsque la tempête qui se déchaîne dehors secouant de colère, les entrailles de la nature, envoie des crachins d'océan et d'écumes huileuses à la face, emmèle avec agression les cheveux au vent, qu'en définitif, l'homme qui croit souvent avoir le contrôle de tout et sur tout, ne peut en fait en avoir aucun, ni en être le maître et reste que très souvent ignorant des éléments de la nature et de son environnement parce que tout cela le dépasse, lui fait peur, de se voir mettre à nu face à ses propres vulnérabilités, de mieux savoir ses fragilités ;
- de reconstructions lorsque les vagues gigantesques écrasent l'horizon, se débarassent de la crasse en lavant son ventre d'océan, rejettant le trop plein d'ordures qui l'empoisonne sur des immenses étendues de sables et de galets.
Des idées sont parfois emportées comme les souffles de vent ou inspirées des brumes dont les cornes des phares sonnent son sinistre glas matinal toutes les minutes, annonçant des horizons bouchés pour des bateaux condamnés à rester coincés ainsi sur les quais, mais parfois de nous donner des rebonds nécessaires que personne ne peut expliquer de toute façon car c'est inmesurable, incontrôlable, etc, que tout cela devienne aussi par exemple, un peu plus joli au moins du regard, se calme, se retrouve, parfois par des soulèvements de dons, de mieux se savoir.