Mercredi 21 octobre 2009

 

La voile frissonne sous les embruns

Et le soleil un rien timide

Eclaire le fracas de tourments fous

Entre terres et temps présent

Joies bruyantes devant l’éternité

 

Mais tu rêves, je rêve

A des jours conjugués sans futur

Sur une terre sans âge, sans fonds

A l’ombre d’anciennes désillusions

 

Découpe ces criques fantaisies

Ces plages au jour le jour

Où tu renoues un air de liberté

L’amour comme la vague

S’étale, dans un plaisir câlin

 

Je vis, tout, de peurs rebelles

Dans l’empreinte de tes pas

Qui guide d’amères défaites

Et il me faut un triste décor

Pour réhabiter tes nuits

 

A l’imparfait de mes sentiments

Tu retraces et entreprends le meilleur

Pour un peu d’irréel  heureux

Où l’ombre des jours déchante

Sur les ravages de mes folies

 

Mais tu rêves, je rêve

Et la terre enrage, d’un amour

Volé sur les lèvres de ses enfants

Jalouse entre le ciel et moi

Entre , la mer et toi…

in "Soudain mes premiers pas"
Maximilien Décembre 1980
Par Démocrite/Maximilien - Publié dans : En vers et en prose - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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« Ce que j’entends à la télévision, ce que je lis dans les journaux populaires ou autre, ce qui m'apparaît au quotidien à mon propre regard n'est souvent qu'une situation des autres ou du monde que j'interprète à ma propre façon, bien que celle-ci est forcément influencée par des comportements dits majoritaires et qu'il est aussi tout à fait probable que ceux-ci soient erronés, ainsi l'ignorance peut se retrouver autant chez les uns, que chez les autres ou comment le monde se perçoit comme dans un miroir, ne projetant qu'une apparence, qu'une image, qu'une illusion mais que ce n'est pas forcément là où doit se chercher la vérité, où doit se trouver la réalité même si celles-ci dérangent le fonctionnement, c'est évident »
De la colère des Dieux, naissent :

- des souffles de renouveaux lorsque la tempête qui se déchaîne dehors secouant de colère, les entrailles de la nature, envoie des crachins d'océan et d'écumes huileuses à la face, emmèle avec agression les cheveux au vent, qu'en définitif, l'homme qui croit souvent avoir le contrôle de tout et sur tout, ne peut en fait en avoir aucun, ni en être le maître et reste que très souvent ignorant des éléments de la nature et de son environnement parce que tout cela le dépasse, lui fait peur, de se voir mettre à nu face à ses propres vulnérabilités, de mieux savoir ses fragilités ;

- de reconstructions lorsque les vagues gigantesques écrasent l'horizon, se débarassent de la crasse en lavant son ventre d'océan, rejettant le trop plein d'ordures qui l'empoisonne sur des immenses étendues de sables et de galets.

Des idées sont parfois emportées comme les souffles de vent ou inspirées des brumes dont les cornes des phares sonnent son sinistre glas matinal toutes les minutes, annonçant des horizons bouchés pour des bateaux condamnés à rester coincés ainsi sur les quais, mais parfois de nous donner des rebonds nécessaires que personne ne peut expliquer de toute façon car c'est inmesurable, incontrôlable, etc, que tout cela devienne aussi par exemple, un peu plus joli au moins du regard, se calme, se retrouve, parfois par des soulèvements de dons, de mieux se savoir.
Commentaire n°1 posté par Crépuscule ou Patricia le 25/10/2009 à 08h21

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