Les mots exorcisent les maux

Car si les Moissagais connaissent déjà bien Maximilien pour ses combats politiques, Marie-José fait figure de novice dans le monde de l'écriture. « C'est Maximilien qui m'a poussée à publier mes poèmes », explique-t-elle. Son mentor n'a pas hésité à laprendre sous son aile. « Je lui ai fait lire ce que j'avais déjà écrit, reprend Marie-José, il m'a aidé à sauter le pas. »

Les mots vont aider à exorciser ses maux. « C'est un livre libératoire et thérapeutique après une séparation douloureuse. C'est le livre d'une femme, comment une femme prend une liberté qu'elle n'a jamais eue avant. » Vingt-et-un poèmes dans lesquels cette enseignante se raconte à cœur ouvert dans des textes courts et percutants. « Ceux qui me connaissent me retrouvent dedans et les autres sont invités à partager ce qu'une femme peut ressentir. »

Le baron rouge de la contestation

De l'amour vache et violent, mais de l'amour quand même. Un peu comme dans l'ouvrage de Maximilien.

Pour Exils contre exils, titre également d'un poème, l'homme du « contre » se fait « tout contre ». Tout contre son être aimé pour célébrer la quête du bonheur. « Je parle des amours contrariées. Il y a des histoires de corps, de cris, de souffrance et de rancœur. » Certains textes datent de son adolescence. Revus et corrigés avec son regard d'adulte, il en a retiré la substantifique moelle.

Mais n'allait pas lui dire que le baron rouge de la contestation s'est assagi. « La recherche du bonheur, c'est pas en soi un acte politique ? » Au public de juger !