Mots d'humeur

Lundi 14 septembre 2009 1 14 09 2009 20:39
Nous sommes d'éternels revenants...
D'éternels je ne sais quoi!
Toujours est-il qu'à force de revenir et de sentir sous la peau les muscles revivre un instant, un instant d'éternité, nous en oublirions presque que le temps fut, pas si lointain, orageux pour ne pas dire bien mauvais.
Bien sur, j'ai frisé la correctionnelle et mes artères ont joué le jeu de la survie là où d'aucun aurait pu briser le miroir de la vie.
J'ai manqué d'entrain à rejoindre la camarde et je m'en réjouis, ce qui me laisse dubitatif et encore plus car de savoir que cet été aura été riche en contemplations forcées et en remue méninges obligés, me laisse pantois, mais toujours aussi prompt à agir....
Bref, comme disait un ami qui est souvent dans les pépins, je signe là un retour sur la scène de la vie avec une rage à croquer le monde à nulle autre pareille.
J'ai des envies qui ne s'apparentent même pas à des envies de jeune fille enceinte, et pourtant je suis en gestation permanente juste pour paufiner et affiner un propos romancé que je vous livrerais bientôt par petites touches avec délicatesse et volupté...
Je suis de retour, que cela se sache, que cela s'entende, que cela se dise sur les places et les foires pour qu'enfin je trouve des mots à dire, plus forts, plus grands et une verve, un texte à la hauteur de mes espérances...
Mes espérances, mais c'est vous!
Avec mes embrassades même pas grippées...
Hasta Luego amigos....
Par Démocrite/Maximilien
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Samedi 13 juin 2009 6 13 06 2009 18:12

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie, à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...Qui est encore bien malade...

Une lettre pour empêcher la mise à la rue des AVS-EVS...
http://sauvons-lecole.over-blog.com...

Monsieur Le Président,

Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur... pour l'Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...

Un p'tit bonheur sur une page,

Une douceur... pour l'Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,

Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire...
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal, Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !

Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est..une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !

Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie...
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Retentit le téléphone, qu'elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie..

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai... des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.

Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,

...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
Bientôt la fin de la journée,
Plus l'aide personnalisée,
Restent les cahiers à corriger,
Faire le point pour évoluer,
Et demain... tout continuer...

Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abime...
Écoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle... »J'ai... un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
Pas bien payé, mais.. .j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE... mais tu te rends compte !
J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte..pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!... comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer..

Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi ,s'est assise,
Et ,toute fièrement, m'a dit:
« Tu sais, Maîtresse,moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
Je sursaute... Mon coeur se serre... C'est à pleurer.

 

 

C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

 

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots, Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros... Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation, Jetterai son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerai sa récolte mûre, après avoir semé,soigné? Je n'ai pas fumé la moquette Je veux seulement que l'on arrête, De prendre les gens pour des pions, Qu'on arrête de tourner en rond ! Torpillé le « Chagrin d'école » En mille miettes de BONHEUR ! En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..

INONDONS LE NET

les amis, les décideurs, les chômeurs, les travailleurs, directeurs, les inspecteurs, employés et professeurs, députés, ministres, r'm'istes ou artistes, chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs, radios, journaux, télés, et à tous ceux qui sont...parents...d'un enfant.. enfin à chaque être humain de ce pays qui j'espère un jour dans sa vie, a bénéficié d'un peu de bonheur, de cette Valeur Ajoutée HUMAINE rentabilité, dans le giron de la Grande Dame.

P.S: Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr Notre petite école rurale Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée, Des fonds ont été débloqués, Huit ordinateurs et un tableau interactif> Une « classe numérique » Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée ! Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée !
Par Démocrite/Maximilien
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 05 2009 17:12
Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 14:02


Merci Philippe pour ta pertinence!
Par Démocrite/Maximilien
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Samedi 28 février 2009 6 28 02 2009 14:19
De révoltes d’esclaves en révolution française, d’une abolition de l’esclavage au rétablissement des droits des békés sous Napoléon 1er, les Antilles n’ont cessé de se débattre dans les affres de la colonisation forcée, de la traite des noirs pour remplacer les indiens assassinés par l’irruption des espagnols de Colomb, Christophe de prénom. Les esclaves qui réussissaient à s’enfuir, à recouvrir une liberté parfois au prix du sang, gagnaient le surnom de nègres marrons. Leurs descendants peuvent être fiers de cette âpre conquête des droits de l’homme qui en font aujourd’hui des dignes représentants de notre devise républicaine.
Vous me direz, en quoi cela nous concerne t-il ? La Guadeloupe et la Martinique sont terres de vacances et de farnientes pour métropolitains en mal de soleil, de mers bleues et cela est bien ainsi ! Pourtant à y regarder de plus près, ce qui se joue dans les îles enchanteresses est plus proche de nous que nous ne pourrions le penser. En effet, et le rappel est brutal, derrière la carte postale, des hommes et des femmes tentent de vivre dans les meilleures conditions possibles et le paradis exotique ne l’est que pour une poignée d’entre eux , les békés, qui possèdent la majeure partie des terres et des richesses de ces départements d’outre mer. Ah, j’oubliais, il convient de rajouter à ce tableau de la répartition inégale ces fameux profiteurs que sont les investisseurs financiers qui trouvent là des exonérations fiscales à la hauteur de leurs appétits. Bref, dans ce monde libéral, chacun est à sa place et les îles pourraient indéfiniment continuer à jouer leur rôle de laboratoire social dans la douce quiétude des soirées au folklore zouk… Cela pourrait continuer ainsi… Sauf que les autochtones ne l’entendent plus ainsi !
Celles et ceux, trop caricaturés pour n’être que des assistés vivant au crochet de la métropole, aux frais de la République « une et indivisible », ont décidé de rompre le silence. Ils veulent vivre de manière décente avec des salaires corrects, avec le droit d’accéder aux produits de première nécessité non sur-taxé car importés* et pour cela, malgré les appels lancés depuis des mois, ils ont décidés de tout bloquer, de se mettre en mouvement avec une détermination à nulle autre pareille, pacifiquement, résolument…. C’est ainsi que la farce du pouvoir n’a su, n’a pu briser cet élan et qu’en filigrane, des millions de citoyens ont découverts l’envers du décor, la surexploitation qui est faite à ces peuples si loin et pourtant si semblables à nous mêmes. C’est ainsi qu’à l’égal d’un miroir, les revendications portées par les Antillais ont fait échos dans notre propre vie, dans notre quotidien et demander une augmentation de salaire n’a plus été tabou, demander le respect du droit du travail n’est plus insultant, demander à vivre mieux est une exigence redevenue tendance.
Ce monde que l’on nous a vendu hier, immuable et enchanteur, ne serait alors plus la panacée et les exigences de nos frères de Guadeloupe ne seraient elles pas universelles ? Le gouvernement ne s’y trompent pas et des mots tabous comme « discriminations raciales à l’embauche », « prix scandaleux », « explosion du foncier », « domination d’une caste sur la majorité » sont revenus en force dans la bouche des représentants des uns et des autres car dans le fond c’est bien d’une exploitation de l’homme par l’homme, c’est bien de profits dont il est question. Cela ne vous rappelle rien ? Gageons que la leçon sera porteuse et qu’impunément, certains ne pourront pas jouir d’autant de privilèges au détriment du plus grand nombre.
Voilà l’occasion de veiller au grain citoyen, saisissons là car après tout… Nous sommes tous des Nèg’ Ma’ons !…

Moissac le 28 février 2009

 * lire le manifeste des écrivains Antillais « Le manifeste des produits de haute nécessité » sur tous les blogs et journaux
Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 01 2009 22:01
Un article du Yéti

C'est comme au lendemain des soirées de trop grands excès, quand une sensation d'écœurement et de dégoût des choses vous saisit, quand la lucidité douloureuse qui pointe derrière l'horizon de votre gueule de bois carabinée vous laisse entrevoir la honte de vos écarts de la veille. Ce n'est pas que vous êtes prêts, encore, à abandonner ces agapes effrénées, mais juste que vous en percevez soudain la nauséeuse futilité et les dangers qu'elles font courir à votre foie malmené. C'est ainsi que Mai 68 avait ponctué la fin des fameuses Trente Glorieuses en secouant définitivement le cocotier du carcan moral étouffant de l'époque.
C'est ainsi qu'un frémissement des mentalités semble poindre derrière l'effondrement graveleux des dernières et si tristes Trente Foireuses. Oh, tout petit et bien frêle frémissement sans doute ! N'empêche, autour de lui, chez le marchand de journaux du matin ou chez son boulanger, son boucher, au comptoir du bar où il sirote un blanc sec revigorant, dans ses rencontres inopinées des coins de rue, ses relations de bureau, ses sorties amicales, et même dans le regard mal assuré de son banquier, le voyageur attentif du quotidien peut, je pense, constater tout autour de lui une sorte d'entérinement de la situation de crise, une acceptation presque soulagée de ses conséquences.
Il n'y a plus guère que les "autorités compétentes", la clique des courtisans effarés par le syndrome madoffien, les partis politiques anesthésiés du cénacle officiel, ou les syndicats-godillots genre CFDT, pour croire ou faire croire encore à la possibilité d'une relance, à l'immanence d'une reprise. La chute brutale de la consommation à tous les niveaux, d'abord. Je ne crois pas qu'elle soit seulement due à la seule baisse du pouvoir d'achat. Ni même au recroquevillement frileux des "petits épargnants" sur leur chère cassette. Non, aussi à cet écœurement dont je faisais état en introduction, une soudaine perte d'envie renforcée par l'accumulation répugnante des frasques de ceux qui se posaient encore il y a peu en modèles (la finance nauséabonde, les "capitaines d'industrie" pourris jusqu'au trognon...) Lors de l'annonce de leurs calamiteux résultats, les dirigeants de Toyota pointaient douloureusement la désaffection grandissante des jeunes générations pour "la bagnole" et le symbole de puissance ou de réussite que celle-ci représentait jusqu'alors.
L'atonie grandissante des consommateurs, quel que soit le domaine d'activité, quel que soit les considérations particulières (les soldes, par exemple) montrent que ce phénomène touche toutes les classes d'âges et va bien au-delà des explications simplement pécuniaires. C'est comme si chacun était en train de passer de l'autre côté d'une barrière infernale, s'était mis volontairement sur les bas-côtés, en dehors de cette course insensée.
Trop de révélations scandaleuses sur le fonctionnement de la machine ont commencé à dérégler la fluidité des rouages. Le travail, si précaire désormais, n'est plus considéré comme facteur d'épanouissement personnel, même plus comme un gage d'indépendance. Juste un gagne-pain comme un autre. Comme les jeux d'argent, les petits trafics, les embrouilles, le travail au black… Sous le régime de ce malade de Foutriquet qui prônait le retour aux valeurs d'antan et l'éradication de l'héritage soixante-huitard, voilà que fleurit de plus en plus et à grande échelle, l'idée subversive de désobéissance civile décomplexée, clandestine (le téléchargement "illégal") ou ouvertement revendiquée (les profs des écoles).
C'est le même phénomène qui avait entraîné jadis les bouleversements de Mai 68. Les esprits chagrins et étriqués, qui font du constat d'échec une posture avantageuse et stérile, avanceront une nouvelle fois que les "évènements" n'ont duré qu'un mois et pointeront d'un doigt lassant le coup d'arrêt des élections législatives du mois suivant. D'abord, il faut noter que les évènements de Mai 68 se sont déroulés à l'apogée des Trente Glorieuses, alors que le capitalisme était à son zénith. Aujourd'hui, les Trente Foireuses s'achèvent dans la confusion et le ridicule. Ensuite, si les évènements de 68 n'ont pas connu de prolongements politiques, ils ont eu un impact si profond sur la vie sociale, morale et culturelle qu'au bout de cinquante ans, les gens de pouvoir s'avouent encore contraints de lutter contre eux.
Il en fut d'ailleurs ainsi des fameuses ordonnances du Conseil National de la Résistance. Des dizaines d'années durant, elles surent tenir à distance respectable les appétits féroces des faucons néo-libéraux. Qu'on me comprenne bien : je me garde de verser ici dans l'euphorie béate. Je me contente juste de constater autour de moi une évolution sensible des mentalités.
De l'apprécier et d'essayer de la faire partager. Cette évolution est évidemment encore bien embryonnaire, mal assurée. Et les turbulences très fortes, peut-être même très graves, que nous allons affronter dans les années qui viennent, sont susceptibles à tout instant de faire basculer les choses. Mais si les esprits n'ont pas encore admis la possibilité d'un changement de système, sinon de civilisation; j'ai la conviction que l'éventualité de ce changement n'est désormais plus rejetée. Même ténues, il est des réalités, des germes qu'il serait coupable de ne pas essayer de cultiver et de multiplier.

Le Yéti
http://yetiblog.org/
Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 12 2008 13:48


J'aimerai tant qu'il en soit autrement....


Par Démocrite/Maximilien
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 19:04

Puisque nous sommes das le mots et que je trouve que l'on dit parfois ces mots tellement mieux quand ce sont d'autres qui les prononcent. Merci à La Rumeur



Découvrez La Rumeur!

Les paroles!!!

Ces mots plein l'écran, en boucle en grand, des cénacles aux plateaux, des plateaux aux éditos, ces mots comme l'hymne royal de la fringale des squales, ces mots, ces serres, ces crocs exonérés d'impôt sur ma sueur et sur ma peau, flexibles et souples, privatisés au double, ces mots qui ne laissent rien, laissent crever, laissent faire, ces mots qu'on tire tout chaud de la cuisse d'un Francis Mer, ces mots qui ont le bâton, le bras long, la sympathie du fisc et les fluctuations du CAC 40 pour horizon, ces mots qui montent en grade selon la marge et l'offre, ces mots qui montent la garde de chaque côté du coffre, ces mots qui traquent mon froc, ma thune et mes allocs, mes pauvres 507 heures et mon ticket modérateur, ces mots qui se marrent déjà du peu qu'il restera et qui te soufflent que le beau gâteau là-bas n'est pas pour toi.


Refrain
Maîtres mots et mots de maître, maîtres mots à suivre à la lettre, ordre des mots et mots de l'ordre, ordre des mots dressés pour mordre.


C'est mots dans le barillet des sécurités qui retrouvent ma trace et ouvrent la chasse, ces mots sans sommation, sans scrupule ni regret, ces mots à te faire peur, ces mots à te faire taire, ces mots qui regardent ailleurs quand Habib est tué à terre, le 9 bis pour tout drap mortuaire, ces mots qui ont dans la poche un juge et une quinte floche, ces mots qui ont dans l'oeil la poutre d'une guerre sans deuil. Souvenirs au cri du temps béni des colonies, pour peu qu'on gratte, pour peu qu'on se batte, pour peu qu'ils craquent, ces mots quoiqu'on y fasse qui refont toujours surface, ces mots, ces coups, ces coupables désignés, ces Mohamed, ces moricauds, ces mauvaises bêtes à mauvaise peaux, ces mots mors que je portent si bien qu'ils collent à mon ADN, ces mots que je porte si loin qu'ils en deviennent des chaînes.


Refrain

Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 07 2008 15:50
Démocrite s'en va sur les routes des Pyrénées pour une mission qui lui a été confiée. Point de vacances cette année, mais pour autant, je ne me plains pas car j'ai accepté ce travail avec enthousiasme.
En revanche, les points d'accès au net se feront plutôt rares et mes interventions sur le blog le seront tout autant. Scrutez toutefois votre boite mail car il n'est pas dit que je relate d'autres récits, taquine la muse au cours de mes périgrinations...
à bientôt,
Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 05 2008 13:49
Une pétition pour obtenir une médiathèque moderne, conforme aux exigences des habitants de Moissac est en ligne sur le site link..
Merci de faire circuler l'information pour que nous récoltions le plus possible de signatures et que nous obtenions de cette municipalité l'équipement qui nous manque.
cordialement

Par Démocrite/Maximilien
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