Chroniques

Mardi 7 juillet 2009

J’aurais voulu écrire bien des mots pour te dire combien je suis fier et heureux ou l’inverse peut-être de te voir, 30 ans après, franchir le rubicon. Je t’avoue enfin et très humblement mon admiration devant cet anticonformisme que tu brandis tel un épouvantail pour effrayer le commun, nous autres pauvres hominidés qui ne savons te comprendre ni t’apprécier. Tu ne te rends pas toujours compte, et tu poursuis ta route avec une telle ténacité que tu n’en fini pas d’engranger les succès à force de courage et d’impatiences. D’accord, tu t’es octroyée une mention, pas la meilleure, ni la moindre comme si tu voulais prouver à ces oiseaux de mauvaises augures combien tu sais compter, surtout sur toi même ! En bousculant une fois de plus l’évidence tu as su accrocher tes rêves au panthéon des réalités. Un bien beau franchissement de cette ligne imaginaire qui tourne définitivement le dos à l’enfance, l’adolescence et te propulse sans égards dans un monde d’adultes que je te sais fréquenter assidûment depuis quelques temps déjà. Qu’importe, la porte s’est entrouverte et tu l’as poussé de toutes tes forces pour affirmer ton existence et ton espoir à l’accomplissement de tes projets.

Finalement, la seule question que je puis poser est de savoir comment va se construire ta nouvelle vie et son corollaire, notre nouvelle relation. Car même si de cette étape, nous en boirons le succès (et je jouerai assurément mon rôle de père comblé !), il n’empêche que ton avenir est loin d’être serein dans cette société que nous subissons à défaut de l’avoir construite à notre idée. Je gage que de nombreuses épreuves animeront encore tes pas. De ton art, ou devrais-je plutôt dire de la multitude des arts que tu es capable de déployer, il te faudra en vivre, au sens propre comme au sens figuré, et c’est ce pari audacieux autant que risqué pour lequel je souhaite être encore longtemps à tes côtés. Tu n’imagines pas combien je suis heureux de te savoir bachelière…

Tu vois, tu n’en fini pas d’être « la fille à ton père » et cela restera. Mais cela n’est-il pas mieux ainsi ?


Moissac le 7 juillet 2009

Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 20 avril 2009

Une impression bizarre me laissa un arrière goût amer lorsque d’aventure le quidam que je suis se prit à pousser les roues de son véhicule sur la route de Lafrançaise. Ainsi, Je venais de m’extasier une fois de plus sur la bande dessinée sculptée qui fait les délices ornementaux du portail de l’Abbatiale autant que j’avais pris soin d’arpenter la fraîcheur des allées bordées de chapiteaux qui font de cet art roman, une splendeur de grâces et de fausse naïveté que j’aime tant. Bref, la journée « à la ville » avait été charmante sous ce pâle soleil de printemps !

Je rentrais donc en ma demeure quand du premier rond-point déjà, je reçu en pleine face le bubon qui se dressait à l’horizon. Fait d’un bardage gris, de forme cubique avec des extensions, comme une vérole dans le paysage, dans la blessure béante du coteau, cette abomination architecturale (il faut bien que quelqu’un l’ait pensé…) prenait la forme de sa destination principale : un entrepôt pour vendre plus et mieux aux gogos que nous sommes.

Je ne polémiquerai pas sur les aspects sociaux de l’entreprise en cours de construction mais j’oserais faire remarquer combien cette… cette chose est incongrue à l’entrée d’une ville d’Arts et d’Histoire. Il eut été de bon ton, il me semble, que la bâtisse, à priori indispensable soit un tant soit peu intégrée dans un environnement méritant en cela un meilleur traitement. J’ai ouïe dire aussi, que sur l’autre mitant de la voie départementale est prévu le pendant du premier dans sa version magasin de bricolage. Je n’ose imaginer l’effet de l’ensemble sur le voyageur féru de religiosité venant se recueillir sur le chemin de St Jacques ou le touriste lambda à qui l’on a fait miroiter les beautés romanes de la cité. Ainsi, pour les promoteurs publics et privés de cette aventure, la notion de patrimoine doit se concentrer sur l’unique centre ville et les ruraux ne doivent visualiser que la practicité d’une hyper-consommation à outrance dans les temples prévus à cet effet. Drôle de conception de la culture ! Drôle de raisonnement qui permet là des investissements colossaux quand le clocher de l’abbatiale souffre d’un manque de tuiles et que les façades du centre ville mériteraient une autre campagne de remise en état en aidant les propriétaires... A la vitesse à laquelle s’activent les entreprises sur ce chantier, gageons qu’ils auront fini en temps et en heure et que l’antre remplira sa fonction nourricière dans l’un des plus beaux sites de Midi-Pyrénées, comme dit la publicité à la télé. Je ne suis pas certain que la Culture gagne du terrain, ni que cette ville y trouve ce supplément d’âme qui réjouit les esprits et dont nous avons grandement besoin si l’on en croit nos réalités quotidiennes. Qu’importe ! Dans le silence local assourdissant, j’ose une fois encore croire et dire que nous méritons mieux que cela.

Moissac le 20 avril 2009

 

Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 12 janvier 2009
C’est dans les années 70 que le mouchoir en papier, ou plutôt en ouate de cellulose se démocratisa et relégua dans le fond des armoires nos bons vieux carrés de tissus que nous gardions, plein d’intempéries nasales au fond de nos pantalons sachant que maman nous reprocherai une fois encore cet oubli. Nous cultivions alors nos rhumes comme autant d e marques d’affection pour nos géniteurs qui tentaient vainement de supprimer la goutte fatidique qui pendait tout au long de l’hiver.
Le progrès aidant, des milliards de miasmes se perdirent dans des poubelles sans fond, des caniveaux et notre hygiène puérile connut une embellie saluée en son temps par la faculté. L’accessoire est donc devenu indispensable et a trouvé au fil du temps bien des utilisations, la plupart honorables, certaines inavouables je le crains. Toujours est il, qu’une grande surface digne de ce nom se doit de pourvoir à la demande en proposant divers modèles plus ou moins chers, plus ou moins parfumés ou pliés. C’est là que l’affaire se corse, et je n’en avais cure (c’est le mot qui convient !) jusqu’au jour où je faillis crier au scandale en plein étalage. La raison de mon courroux se résumait ainsi : pour une somme en légère augmentation, mon paquet diminuait de 2 ou 3 pièces.
L’arnaque était honteuse et valait bien celle de ce grand groupe industriel qui rogne sur le grammage des biscuits pour gagner une fortune en plus. Je tempêtais, vitupérais mais me pliais à l’incongruité de la situation prenant à partie la ménagère voisine qui partageait alors mon point de vue. C’est à ce moment là que je me souvins de cet excellent article, lu au détour d’une salle d’attente (pour un mauvais rhume) qui expliquait alors combien les marques, petites et grandes, tentaient de nous faire croire que notre niveau de consommation était le même et qu’en fait nous n’avions pas à nous en faire, la crise allait passer comme le nuage de Tchernobyl, sans faire de dégâts ni chez vous, ni chez moi… Ces messieurs-dames, bien pensants avaient imaginé rogner sur les poids et quantité, pour pouvoir conserver leurs marges de bénéfices et complaire ainsi de manière zélée au diktat des actionnaires.
Si j’en avais suffisamment, je sortirais un mouchoir et pleurerai de rage à savoir comment nos riches amies les marques (slogan célèbre) nous prennent pour des gogos. Mais à sortir nos mouchoirs, il y a bien d’autres raisons et ce n’est pas cette mère de famille de Molex, cet intérimaire d’EADS, ce précaire qui me diront le contraire, car ne nous y trompons pas, dans une société qui assimile trop souvent les gens à des mouchoirs jetables, il ne faut pas s’étonner si cet objet représente une valeur en hausse.
Gageons que cette année encore, nous aurons l’occasion de les sortir et qu’importe que nous devions pleurer dans 7, 8 ou 10 pièces par paquets, quand nos yeux seront secs, nous aurons d’autres colères. Quand elles exploseront, les larmes se feront féroces et à l’heure des comptes, personne ne pourra mettre un mouchoir sur le passé, sur les choix faits.
Le mouchoir, fut-il de papier redeviendra cet outil dérisoire qui nous donne une apparence humaine quand humide il nous débarbouille, nous essuie, nous rafraîchi, en un mot nous est utile voire indispensable !

Je ne sais même pas si il sera de tissu (écologie oblige !) ou de papier…


Moissac le 10 janvier 2009


*In « 60 millions de consommateurs » n° 431 - octobre 2008
Par Démocrite/Maximilien
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Dimanche 28 décembre 2008

Dans les derniers jours d’une année, il est bon de regarder dans le rétroviseur pour dégager un sentiment, une cohérence des mois écoulés. Je ne vais pas parler ici des élections locales, des grands évènements mondiaux fussent-ils sportifs, « peoples » ou bien encore politiques. D’autres le feront mieux que moi et dans des journaux illustres de surcroît.

Vous allez me trouver à la fois mesquin et prétentieux, mais il me semble qu’à tirer un bilan de l’année écoulée, je m’attacherais au formidable recul des libertés individuelles et collectives que les jours ont égrenés dans ce calendrier infernal à tendance totalitariste.

Vous doutez de cela, examinons donc les faits !

Il convient de se rappeler déjà combien notre président actuel a imprimé depuis 3 ans déjà une manière de faire qui implique qu’à chaque victime médiatisée par les voix gouvernementales, réponds la constitution d’une loi :  lois sur la prévention de la délinquance et sur la rétention de sûreté, fichier Edvige, effets d’annonce sur le dépistage de la délinquance chez les enfants de maternelle, et à présent réforme de l’hospitalisation psychiatrique qui amalgame maladie mentale et dangerosité potentielle. Toutes ces lois (et j’en oublie…), loin de répondre aux origines des faits, sont autant d’outils de répression répondant à une justice d’élimination. Nous assistons ainsi à un démantèlement du lien social et par extension à une paralysie du fonctionnement démocratique qui s’effrite dans la généralisation des droits individuels, des libertés privées au détriment de ce qui fait la force et la cohérence d’une société, sa capacité à renforcer les libertés individuelles dans un espace collectif, sociétal. En favorisant le repli sur soi, en désorganisant les liens d’appartenance et les solidarités, l’état et son chef entérinent la casse d’un modèle social qui a favorisé l’émancipation humaine depuis la révolution de 1789.

La crise financière et au delà, la crise de l’ensemble du système participe de cette oraison funèbre car il ne peut y avoir de libertés sans la liberté de se construire dans une société plus juste, égalitaire, fraternelle sur le plan professionnel, personnel, et social….

Face à cela, le chacun pour soi tente de façonner une réponse individuelle alors qu’elle devrait être collective, succombant ainsi aux sirènes absolutistes du travail du dimanche, du détournement de l’argent public pour les entreprises privées et demain de la déréglementation généralisée « au nom de la liberté » de droit du travail, outil de protection collectif des salariés, de leurs familles.

Cette année 2008 est bien une année liberticide, autant pour les agriculteurs qui perdent la liberté d’exploitation de leurs terres au profit de la demande des marchés, autant pour les enseignants qui dans un sursaut éthique sont condamnés pour refuser l’absurdité des règlements et autres décrets-programmes imposés, autant pour ces jeunes qui pourrissent dans les geôles de la république au motif de soupçons même pas avérés comme ces élus embastillés pour refuser la désertification de leurs territoires, et cette envie de l’état de surveiller jusqu’à l’expression citoyenne dans la presse et sur les réseaux numériques et télévisuels (retour à l’ORTF, surveillance du réseau Internet, élimination de journaliste de l’avant-scène…). Cette année 2008 est plus que tout autre, une année de privation des libertés individuelles et collectives mais pour autant devons nous accepter ce recul de nos droits ou faudra t-il que nous coiffions une fois encore le bonnet phrygien ? Faudra t-il une fois de plus que nous réclamions l’application de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen comme en 36, 45, 68 et demain plus encore ?

Peut-être, mais pour cela il ne peut y avoir qu’une forme de réponse, la votre, la mienne, la notre pour de meilleurs lendemains, pour que nous vivions une année 2009 à la hauteur de nos espérances. Bonne année !

 le 28 décembre 2008


Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 10 décembre 2008


Pour qui fréquente assidûment notre marché hebdomadaire, il n’aura pas échappé à la conscience aiguisée combien la dernière période est difficile pour les consommateurs comme pour les commerçants. C’est ainsi que rencontrant il y a de cela deux semaines un couple d’alertes retraités de ma connaissance, je m’enquis auprès d’eux de leur santé, des enfants, et des petits enfants…

Bref, la conversation tournait à une banale réalité et nous nous quittâmes contents de notre échange. La matinée tirait à sa fin et je m’apprêtais à quitter les étals quand je les revis bras dessus, bras dessous et…. Le panier vide ! Je n’eu pu remarquer cela si le dimanche suivant les mêmes passèrent un moment encore sur le marché, me saluèrent et repartirent quand je les croisais à nouveau vers midi le panier une fois encore vide. Il y avait alors dans le regard de la mamie, un « je ne sais quoi » d’indicible qui confinait à une colère rentrée, une sourde et farouche détermination que je n’arrivais pas à analyser sur le moment. Renseignements pris, le couple n’arrivait plus à « boucler » ses fins de mois et malgré une pension honorable, la ballade du dimanche matin s’était transformée en promenade du panier sans que ne puissent s’y installer légumes et produits qui faisaient alors le régal de nos amis.

Si j’avais l’heur de singer M. La Fontaine, je trouverais une morale à cette fable qui n’en est pas une. Ce n’est pas le cas et il y a dans cet exemple toute la violence d’un monde qui n’épargne pas les petits, les sans-grades, celles et ceux qui n’aspirent qu’à vivre bien et tranquille.

Et cette violence se fait quotidienne quand les entreprises, les unes après les autres annoncent au mieux des jours chômés, au pire des plans de licenciements. Près de chez nous, ils baissent le rideau, stoppent les machines, arrêtent les engins en nous, vous faisant croire que ce n’est pas de leur faute, que personne n’y peut rien…. Pourtant au détour d’une dépêche*, nous apprenons je cite : "ArcelorMittal ne peut pas priver ses actionnaires de dividende", mais proposera "de vraies mesures d'accompagnement" aux 1.400 salariés français dont les postes sont supprimés… Le propos se fait alors emblématique !

Ainsi se définit notre société avec ce cynisme d’aujourd’hui qui la caractérise, qui privent de noël les enfants et petits enfants de celles et ceux qui triment dans les boites pour permettrent au fond de placement actionnarial « X » de garder ses dividendes. Violences quotidiennes quand un sénateur turbulent va jusqu’à franchir les limites de la décence en proposant d’indemniser les petits porteurs qui ont perdu en bourse… Violences quotidiennes encore quand ….

La liste est longue !

Gageons que le respect et la dignité humaine vont retrouver des couleurs, que nous saurons de nouveau brandir le drapeau de la justice sociale, car, mais je peux me tromper, ce n’est pas ce monde que nous pouvons souhaiter pour nos enfants.


*Info AFP parut sur le site http://www.boursorama.com/infos/actualites/


Moissac le 12 décembre 2008

Par Démocrite/Maximilien
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Dimanche 16 novembre 2008
M51* est la fierté de notre ministre de la défense et M51 coûte cher, très cher. 1 missile inclut dans un budget de 42 milliards d'euros, dans le chapitre « armes nucléaires » qui coûtent 8 milliards pas an plus 4 milliards pour les équiper convenablement.
A cela, il faut savoir que les 56 tonnes des 12 mètres du M51 peuvent propulser à prés de 8000 km 6 têtes nucléaires. Oui, M. le ministre  vous pouvez être fier ! Pourtant, vous devriez savoir que 1 milliard d'euros, c'est 100 lycées de 10000 m² ou le salaire annuel net de 50000 personnes (20000 € par an).
Résumons nous : 1 état effectue des essais coûteux pourtant nous sommes en paix, ensuite les missiles sont fabriqués par le premier avionneur de France, EADS et sa filiale Astrium pourtant entre Ariane et Airbus, les actionnaires devraient être déjà comblés... Comme dans toute équation, les nombres virevoltent, s'entremêlent et le résultat est souvent implacable comme l'est la réalité de ce tir de missile qui ravit tant nos militaires et cette réalité renvoie à la fragilité de la paix. « Qui veut la paix prépare la guerre » disait je ne sais quel illustre personnage et je crains toujours que quelques agités, malades de pouvoir, ne s'entichent de vouloir un jour exprimer leur névrose dans un feu d'artifice à l'échelle de la planète.
Je ne comprends toujours pas comment on peut être fier d'un évènement comme celui là et je fais le vœux que M51 retourne au hangar des outils inutiles pour que les budgets que dégageraient son abandon puissent servir à de véritables œuvres de paix, à l'éducation des générations futures autour de valeurs humanistes capables de contrer la haine et la barbarie des guerres...
Je suis peut-être un doux rêveur mais je revendique le droit de croire en la paix. Drôle d'équation Monsieur le Ministre et permettez moi de gâcher vos réjouissances en vous rappelant que personne ne veut de votre volonté guerrière. Nous voulons simplement vivre décemment dans un monde en paix.

* Missile intercontinental, le M51 est destiné à équiper les SNLE de nouvelle génération de la Force océanique stratégique française (FOST)

"C'est le 13 novembre dernier qu'à eu lieu un essai en situation de ce nouveau missile sans pour autant qu'il soit chargé de têtes nucléaires. Le porte-parole du ministère de la Défense Laurent Teisseire a précisé que le missile avait été "tiré à 10H05 (09H05 GMT) en direction du continent nord-américain, dans l'Atlantique nord". Un collectif baptisé "Non au missile M51" a dénoncé cet essai, affirmant qu'il "confirme l'enterrement par la France du traité de non-prolifération des armes nucléaires". dixit l'AFP"

                                                                                                              




Par Démocrite/Maximilien
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Samedi 8 novembre 2008
Force est de constater que la crise n'en ait pas une pour tout le monde comme dirait le bon sens qui présage aux lapalissades les plus en vogue du moment. Dans tous les cas ce n'est pas EDF qui me démentira puisque cette vénérable entité privatisée depuis peu mais encore chargée d'assumer le service public de fourniture d'électricité fait la une des journaux lorsqu'elle part faire des emplettes en Angleterre. Vous me direz : en quoi cela nous concerne ? C'est là ma brave dame, mon bon monsieur, que votre serviteur hausse un sourcil, se renseigne, cherche et recoupe des informations pour aboutir à la conclusion suivante : nous allons payer encore plus cher notre électricité pour permettre à EDF de construire des centrales nucléaires de type EPR en Grande-Bretagne parce que personne dans le monde ne veut vraiment acheter cette technologie.

-         Et pourquoi donc, Monsieur Je-sais-tout ?

-         Parce que, parce que.... EDF veut faire du profit pour faire plaisir à ces actionnaires dont les actions côtées en bourse ont été malmenées un peu ces derniers temps mais cela ira mieux demain... c'est du moins ce que tout le monde essaye de croire encore aujourd'hui.

-         Ah bon alors si c'est ça !

Et voilà, le tour est joué. Finalement tout le monde s'en f.... car nous sommes absorbés par le prix du pain ou de l'essence pendant que des costards-cravates dépensent des fortunes pour permettre à EDF d'acheter British Energy et les lopins de terre qui vont avec pour construire de nouvelles centrales... etc... etc...

Seulement, des esprits chagrins* ont émis l'hypothèse que cela n'est pas une si bonne affaire en somme et qu'en parlant de sommes, les 14 milliards demandés n'ont pas trouvé crédits auprès des banquiers (qui sont pourtant bien achalandés depuis quelques temps) pour la bonne et simple raison que le parc mis en vente est estimé aux alentours de 6 milliards d'Euros compte-tenu de la vétusté de l'ensemble. C'est un peu comme si vous achetiez une voiture d'occasion au prix du neuf en sachant que les travaux à faire sont importants. Vous le feriez vous ? Moi sûrement pas !

Alors la direction d'EDF communique, s'empêtre dans des explications alambiquées pour au final se cacher derrière les décisions d'état (rappelez-vous le sourire triomphal de notre président VRP qui avait vendu la chose lors de son voyage à Londres !) et comme le monarque le veut, les manants en sont réduits à s'exécuter.


Gageons que l'état, le principal actionnaire reviendra sur cette décision car, si cela n'est pas le cas, nous allons le payer une première fois sur notre note EDF et une deuxième fois sur nos impôts.... Pour ma part, j'adore le pigeon mais seulement avec des petits pois et des lardons, et vous ?

* voir l'excellent article sur RUE89 et toutes les références énoncées en cliquant sur le lien suivant link

Moissac le 8 novembre 2008


Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 3 novembre 2008
Il y avait un peu, et même beaucoup de cela dans l'hommage rendu au poète berbère, Slimane Azem, dans la grisaille moissagaise de cette fin d'octobre. Il s'agissait plus que d'une dédicace car ici, point d'orgueil, seulement des hommes et des femmes, humbles, presque timides d'être ainsi sous le feu des projecteurs qui n'ont à partager que leur mémoire comme une écharpe avec ses douleurs, ses cris, ses déchirements et ses joies. Ils étaient venus, nombreux mêlant leur youyous à la foule assemblée dans ce sanctuaire de l'écriture romane, dans une salle soudain rendue trop petite pour la grandeur d'âme d'un poète disparut, il y a... 25 ans déjà ! Il n'est jamais trop tard pour mesurer la portée des mots et les centaines d'écrits de l'homme dans l'exil permanent de sa vie se devait d'être d'une résonance à nulle autre pareille dans une communauté éparse et démantelée pour ne pas avoir voulu se soumettre, hier aux coloniaux, aujourd'hui aux intégrismes de tout acabit. Puis vint le soir et la foule compacte qui se pressait aux entrées de ce temple moderne dans lequel les dédicaces prenaient des accents musicaux à l'image des volutes sonores qui envahissaient la scène, les coulisses et la salle toute entière. Les enfants de la chorale avaient de l'impatience dans la voix et de la passion dans les mots sous la houlette de Mouss et d'Akim, passeurs de mémoires dés cet instant. La rencontre avait des accents que ne renieraient aucunes marseillaises au monde.  La rencontre avait alors une majesté inégalée et, nous voisins inconscients d'avoir laissé cette voix dans l'ombre tant de temps, nous n'avions d'yeux que pour Idir, sa faconde, sa présence et sa manière de rendre l'hommage brillant pour l'inscrire au firmament de la chanson.
Les femmes chamarrées, en tenues colorées lançaient des stridences au gré des mélodies et le Maghreb s'enivrait de senteurs méditerranéennes aux accents kabyles et arabes réunis. La fête battait son plein loin des discours sur l'immigration, loin des agitations politiciennes et « Origines Contrôlées » fit son entrée pour une apothéose de mots au travers d'un siècle de poésies et de chansons. La parole des anciens retrouvait une fraîcheur dans les mots de l'exil de celles et ceux qui ont fait un métissage des langues et des esprits.
Rien alors ne sut, ni ne put arrêter l'expression des 2ème, 3ème et bientôt 4ème générations qui ensembles, dansaient aux sons des montagnes, dans un mélange détonnant d'électro-acoustique, entre l'ancien et le moderne... Les dédicaces des uns et des autres au poète disparut prenaient alors des hauteurs insoupçonnées et l'éternité se peuplait de la présence de tous ceux qui savaient combien il faut savoir aimer les siens, chérir ses origines et construire sa vie, sur un bout de terre pour savoir combien cette dernière est notre bien commun, combien celle ci est universelle... Gageons que nous saurons les entendre !

Démocrite le 2 novembre 2008


Par Démocrite/Maximilien
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Jeudi 23 octobre 2008
"Les gens ne deviennent pas riches seulement parce qu'ils sont intelligents" explique Jay Zagorsky*, et je suis bien aise d'apprendre cela de la bouche même de cet éminent docteur qui a mené son enquête auprès de 7500 personnes. Et lorsqu'il insiste en disant « votre QI n'a pas de rapport avec votre richesse et être intelligent ne vous empêche pas d'avoir des difficultés financières », j'ai presque envie d'envoyer cette dépêche AFP à mon banquier. Non pas que mon propre QI dépasse les sommets, mais simplement pour le rassurer aussi sur mes facultés intellectuelles qui ne sont pas rémunérées à leur juste niveau compte-tenu que cela est mon outil de travail. Attention, je ne dirai jamais que les travailleurs manuels sont moins intelligents, cela serait mal me connaître et je crois que l'intelligence ne s'apparente pas seulement à l'emploi ou à la position sociale que l'on occupe.

Imaginons un instant, qu'à contre-pied de cette étude nous partions du postulat suivant : «pour être intelligent, il faut être riche ! ». Nous justifierions le nombre de postulants à la richesse qui fréquentent les hautes écoles avec le sentiment d'impunité qui sied à ceux qui peuvent poursuivre des études sans soucis d'intendance. Combien sont-ils nos politiques à avoir eu cette chance, par ailleurs refusée trop souvent aux méritants venant de milieux modestes ?

De fait, quand le chercheur affirme que "L'intelligence n'est pas un facteur pour expliquer la richesse. Ceux qui sont considérés comme moins intelligents ne doivent pas croire qu'ils sont handicapés (par rapport à l'argent) et ceux qui sont considérés comme très intelligents ne doivent pas croire qu'ils sont avantagés", nous y souscrivons d'autant plus volontiers que cela va à l'encontre des discours bien pensants qui font miroiter l'eldorado dans une course folle imposée à nos bambins à coup de tests de QI, de précocité avantageuse... Il y a même des charlatans qui s'en servent pour faire valoir des théories toutes plus farfelues les unes que les autres.

L'étude du bon Dr Zagorsky est argumentée et nous conforte dans cette idée au demeurant simple : dans le monde les gens intelligents sont nettement plus nombreux que les gens riches. Cela est rassurant ! Surtout par les temps qui courent....


* un chercheur de l'Université d'Ohio (nord), auteur de cette recherche parue dans la revue Intelligence. Source AFP du 25.04.2007
Par Démocrite/Maximilien
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Lundi 13 octobre 2008
Il est admirable de voir combien les couples sont gracieux lorsque sur les flonflons d'une valse viennoise, les jupes d'or et de strasses s'envolent au gré des pas légers des danseurs.

Il est admirable que le génie humain ait conçu cette grâce qui fait le bonheur de nos anciens dans les bals musette. Il est tout aussi admirable que l'on nous assène d'autres valses en 3 ou 4 temps rien que pour nous faire croire qu'à nous tourner la tête, nous ne serions pas capables de comprendre qu'en fin de compte, et le compte est bon, nous serions une fois encore les dindons de la farce... Allez valser maintenant . « Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Et bien dansez maintenant » aurait soufflé la fourmi qui comme on le sait n'est pas prêteuse à l'inverse de notre gouvernement qui vient de mettre prés de 300 milliards dans la corbeille des banquiers véreux qui nous spolient depuis des lustres. Et bien, c'est bizarre, je n'aurais pas cru que nous trouverions autant d'argent.


En effet, nous pourrions affirmer à la Prévert :

pour les retraites, pas d'argent,

pour les hôpitaux itou

mais encore pour l'école pas un radis alors que nos étudiants sont obligés de travailler et que nos jeunes n'ont pas de boulot...

Nous pourrions aussi ajouter :

pas d'argent pour les petites communes,

refaire les routes,

mais aussi aider les paysans,

garantir les prix à la vente des fruits,

augmenter les salaires pour d'une consommation relancée faire vivre toute la maisonnée...

Pas d'argent pour ceci, pas d'argent pour cela.,

vous comprenez ma brave dame,

nous vivons tous au dessus de nos moyens

et l'état n'est pas une vache à lait !

Il est admirable combien nos gouvernants croient encore que nous sommes idiots ! et ce n'est pas leur gentille petite musique qu'ils nous susurrent à l'oreille qui nous fera oublier le somptueux cadeaux qu'ils ont fait à nos banquiers. Gageons que nous allons demander aux mêmes ce qu'ils ont fait des dividendes et des bénéfices qu'ils ont perçus sur notre dos au cours de l'année passée.


Par Démocrite/Maximilien
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