En vers et en prose

Mercredi 11 novembre 2009

Je débroussaille un sentier,

                        Menant à demain

Derrière, la forêt épineuse,

                        Obscurs de désirs

Mais seul un tapis,

                        Mousse tendresse

Précède tes pas ardents

                        O combien si fragile…

 


         Ma plume s’est brisée au chemin,

                                              Tournant

Caillouteux, cabotin à souhait,

                                     Force acquittée

 

Déroutantes comme des calculatrices,

                                               Aux piles usées

Tes lettres démangent ma mémoire,

                                               En multiples appels

 

 

J’ai repris mes raisons,           

                        Cloches tintamarres

En une trace confiante

D’humiliations en livres aux pages blanches

                        Inscrites en luttes bout à bout.

 

 

Je débroussaille un sentier

                        Et je t’emmène pour demain

Devant un soleil espiègle

                        Qui de tendresse en caresses

                        Raffermit tes pas

Mes gestes tremblants

                        Maladroits d’impatiences

Réveille ton corps

                        Souple aux rêves déjoués

                        Enserrent tes bras, ton visage,

Et mes lèvres timides effleurent

                        Le bout de tes seins, le bout !

            A bout de nerfs, a bout de souffle

                        Que commence le marathon !

                        (la route arpente comme un serpent louvoie)

            Les lignes sont droites,

                        Et ma plume débroussaille d’amour

 

 

Les amertumes sont inactivées

            A la violence des horizons

                        A bout de souffle !

 

La banlieue écrase, étouffe,

            A qui veut l’entendre.

                       

Tu es là, pure enrobée d’éclat de rire

                                   Les rues sont désertes

 

Comme d’autres cultivent les individus

            Dans des serres-bétons.

 

                             Tu es là, au procès de la vie

                                    Maitresse, avocate de notre avenir !...

 

 

Je suis accusé,

                        Accusé devant tous,

                                                           De nous vouloir un peu de bonheur.

 

In "Exil"

Maximilien février 1982

 

 

 

 

Par Démocrite/Maximilien
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Vendredi 30 octobre 2009

 

Ta bouche s’entrouvre,

                Un passage d’intérieur, délice,

Exploration des sens

Cherche, recherche !

                Les mots se meurent, étouffés d’audace.

Une caresse s’appesantit à l’orée d’une moisson

                Cheveux ruisselant, cascade dorée,

Forêt aux racines désuètes

Un parcours, avide

                Explosion des raisons, résonnantes

Ta bouche, et ce baiser le vide…

 

                               Mes lèvres, gourmandes

                               Actives en respirations contenues

                               Sombrent,

                               Humides de passion

                               Une brûlure dans le cou !

 

Les images se voilent

                Les yeux mis clos, pudeur furtive,

Sur un concert soyeux

Un cœur qui chavire, deux !

                La courbe expire en un soupir.

Nos mains parcourent les sillons du plaisir

                L’amour se pare d’attributs royaux

Comme tes seins offerts

Voluptueuse attente !

                Empire aux frontières de frissons

L’instant ravive une flamme, ardente…

 

                               J’explore ces recoins

            Toison experte

            Perdue,

            Féconde de mes inspirations

            Tourmente de mes désirs !


Le temps se fige

                Pousse de nos envies, pénétrantes,

Plus qu’un symbole

Si non le rêve réaliste !

                Ta peau, douceur, ton beau visage

Consumé d’un feu intérieur de sensations.

Tantale n’est qu’est souvenir amer

Comme ton ventre soulevé

Parcouru d’incandescence !

                Prison, libre d’un dernier sursaut

La beauté effrénée d’un désert, silence…

 

                        Et…

                        Tes yeux, brillants dans l’obscurité,

                        Un doux murmure de fraîcheur,

                        Ta main s’attarde à caresser,

                        L’amour est là, l’instant de ce bonheur.

 


In "Exil"
Maximilien Septembre 81

 

 

 

 

Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 21 octobre 2009

 

La voile frissonne sous les embruns

Et le soleil un rien timide

Eclaire le fracas de tourments fous

Entre terres et temps présent

Joies bruyantes devant l’éternité

 

Mais tu rêves, je rêve

A des jours conjugués sans futur

Sur une terre sans âge, sans fonds

A l’ombre d’anciennes désillusions

 

Découpe ces criques fantaisies

Ces plages au jour le jour

Où tu renoues un air de liberté

L’amour comme la vague

S’étale, dans un plaisir câlin

 

Je vis, tout, de peurs rebelles

Dans l’empreinte de tes pas

Qui guide d’amères défaites

Et il me faut un triste décor

Pour réhabiter tes nuits

 

A l’imparfait de mes sentiments

Tu retraces et entreprends le meilleur

Pour un peu d’irréel  heureux

Où l’ombre des jours déchante

Sur les ravages de mes folies

 

Mais tu rêves, je rêve

Et la terre enrage, d’un amour

Volé sur les lèvres de ses enfants

Jalouse entre le ciel et moi

Entre , la mer et toi…

in "Soudain mes premiers pas"
Maximilien Décembre 1980
Par Démocrite/Maximilien
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Jeudi 8 octobre 2009
Je continue mon exploration des écrits du passé, et je trouve matière à vous en abreuver....

Sueur de pluie, corps étincelant

Sur tes hanches, sur ta peau

Fruits sommeil, yeux gourmands

Au-delà de l’infini au creux de tes reins

Et l’amour vient en moi

Comme la vague meurt sur la plage

Au concert des étoiles, lentement, lentement

Le long de mon désert

Je vois les sables bruns

Dunes de soleil

Confins de la vie

Tu chante le plaisir

La grande brûlure

Le visage, larmes, riant

Masque grimaçant.

Corps tendu à l’angle de la vie, le dernier effort

Soudés l’un à l’autre, en plein accord

L’amour est là, l’espace d’un instant

Beau comme la vie, comme…

 

Comme la mort !

in "Soudain mes premiers pas"
Maximilien  février 1979

Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 30 septembre 2009
Et je tourne la page
comme un acteur désabusé
qui contemple le paysage
de ta chevelure ondulée
tels les flots grands et bleus
qui alimentent les sources du vent
dans la nuit où je ne suis qu'un je,
effacé d'un temps présent
 
              Je te revoie, rebelle, grandiose
              dans un univers sans vie
              sur un corps qui ose
              défier le monde et l'envie
              agrémentant mes désirs
              à l'été sans soleil
              de mes rêves à s'enfuir
              loin de la mort qui sommeille

Sur ces heures inconcevables
qui sonnent le glas de ton absence
je loue les rimes affables
qu'égrennent les pas de ma souffrance
où le physique rejoint les rangs
d'un idéologisme caricatural
à l'emprise d'un, qu'illumine le moindre mal

               j'ai peur sans le savoir
               de ces mots qui s'alignent
               sur les projets d'un regard
               clair, comme le jus de la vigne
               où je vendange mes rêves
               qui distillent l'horloge arrétée
               à l'automne qui s'achève
               pour ne plus penser qu'à t'aimer...

in "Soudain mes premiers pas"
Maximilien 1980


Par Démocrite/Maximilien
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Mardi 28 juillet 2009
Danse, danse
que ton corps danse,
               masques et plaisirs

Fuite, danse
           tes mains dessinent de longs parcours
sur ma peau, ravinent.
Danse,
que ton corps danse
                                      et de brûlures sur tes lèvres
juste dans la nuit
ton insomnie
                        ton souffle et ton ennui.

Danse, que ton sourire chante
d'une manière avide à la lie
                                       de boire
                                                      la coupe et le fruit
sur nos corps fous,
ivres d'envies.

Danse,
même amère, la fuite n'est qu'elle même
                                        n'efface rien
                                        soit comme tu sais être.

Dans tes yeux
                          éclats et rubis
passent,
des questions perdues.
Danse, à des réponses attendues.


in "Tempêtes et Rocailles"
Maximilien 1984
Par Démocrite/Maximilien
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Dimanche 26 juillet 2009
Je n'ai jamais su
au grand jamais,
ni oublié
ces airs de fêtes
une complicité à couvert
pour un clin d'oeil, un regard.

Aujourd'hui, je suis encore là, las,
et je n'ai à t'offrir que nos déchirures
en de drôles d'espoirs
sur la vie à venir.

Ce soir,
comme d'autres, je te réserve
un rien,
un lien de tendresse
un peu de moi dans la tourmente.

Poursuis ta route sans relâche,
comme je partirais un jour
vers d'autres cieux.

Sois heureuse et garde -moi,
un sourire, une larme,
à l'orée d'innombrables printemps.

A toi,
et toujours un peu de moi,
comme hier
dans la lutte pour demain...


In "contre-exil"
Maximilien 1982
Par Démocrite/Maximilien
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Dimanche 26 juillet 2009
Il est des rades d'agressivités
où la fureur s'exprime d'un inconciliable,
                                         conciliabule.

Un instant de présence amère
brûlant la lourdeur des alcools
pour une façade désuète,
vaporeuse, à l'arsenal de l'intérêt.

J'y exaspère mes folies
sur les regards désabusés des acteurs,
                                       d'un soir.

La transparence à un visage
d'une indifférence discrète en suffisances
dans l'expression corrosive
accueillante d'abusives exaspérations.

Nous en étions si loin
à la danse de nos corps, le feu s'embrase,
                                              d'un amour.

L'abandon s'habille de sagesse
à l'empreinte d'une main charnelle
sur les arabesques de ta peau,
le souffle nouveau de l'instant.

Il est des ports tranquilles
où la couleur des mots s'ajoute,
                    de mon expérience.

In "Soudain , mes premiers pas"
Maximilien 1979

Par Démocrite/Maximilien
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Mercredi 4 février 2009

A l’absente clarté,

J’ai retenu mes mots

Pour ne pas les perdre dans les méandres

Et pourtant, rien ne m’oblige à concevoir

Cela, l’aube et l’aurore

En une étreinte réunies sous la lumière.

 

 


Des fulgurances étoilées

Mon courage s’éprend de ta réalité

Au firmament des exils

Et des possibles émerveillés

Quand le sens du propos aiguise

L’ennui, pour ne pas le savoir envie.

 

 


Comment ne pas percevoir l’aura

Lumineuse naïade qui offre ton corps

A la concupiscence  des mes désirs

Au mitant de la vie et d’un lit

Peuplé de ce qui ne sera jamais

Que toi, ton mystère et ta volonté.

 

 


Et du rêve voyageur impénitent

J’engrange, et je perçois le mélange

De ces petits bonheurs abstraits

Comme d’un présent habile et discret

Qui illuminent ma conscience et ma joie

De ne savoir encore t’aimer.
Par Démocrite/Maximilien
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Jeudi 8 janvier 2009

Un texte datant de la première intifada, publié en Avril dernier avec un zeste de prémonition....

Que tu t'appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu'importe ton prénom

La mort t'emporte en un sourire

Que de la pierre surgisse la colère...


Je ne saurai jamais,

L'exacte liberté

Une empreinte un visage

La montagne levée au bras de l'assassin

Que de la pierre surgisse la colère...


Mais je me souviendrai

La peur au ventre, de ta course

Une folle lueur dans leurs yeux

Les fusils braqués, prêts à tirer

Que de la pierre surgisse la colère...


Dans la nuit, je te verrai

Absente, dans ces rues

Sous la poussée de l'assaut

Le feu, les horreurs subites

Que des cendres surgissent les pierres...


Le lendemain, à l'actualité

Présente, sur tant de télé

Les os brisés, la chair béante

Des blessures jetées à mon visage

Que des cendres surgissent les mots...


Que tu t'appelles Sarah

Ou bien Fatima

Qu'importe ton prénom

La mort t'emporte sur un sourire

Que mes mots...

                  Mes mots servent de pierres... 
Par Démocrite/Maximilien
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