Aujourd'hui, je ne suis pas un militant pour ou anti, j'essaye seulement de comprendre, de prévenir à ma façon, d'encourager celles et ceux qui veulent tourner la page et respirer de nouveau la vie à plein poumon. Je connais les affres de ce combat, la couleur de ces échecs, ces réussites et la satisfaction de l'épreuve franchie quand on se libère. Pour autant je n'ai jamais compté que sur moi même pour me sevrer. Ma conscience, mon pragmatisme ont été les leviers essentiels de ma libération. Je ne suis pas plus fort que d'autres, disons que j'ai su faire au bon moment, les bons choix.
C'est pour cela
que j'ai toujours une pensée solidaire pour les enchaîné(es) qui ont du mal à se défaire de leur tabagisme. Pour autant, notre monde est ainsi fait que la science sait se mettre au service des
hommes et propose bien des outils pour risquer la transformation. Nous ne comptons plus le nombre de patchs, cures, régimes, acuponctures qui se complètent, se relaient au chevet du patient pour
une prise en charge de la dépendance de plus en plus complète. Cela n'existait pas à mon époque et je trouve cela formidable et encourageant car les résultats sont là : moins 10,2% des
ventes par rapport à Avril 2007 et moins 5,2% depuis janvier 2008*.
C'est pour cela qu'en ouvrant mon journal, je fus désagréablement surpris de ces marchands du temple moderne, ci-devant membres de la communauté du Treilhous à Caussade, qui, toute honte bu, nous infligeaient un vrai-faux dialogue censé démontrer que seule une puissance divine peut soulager nos concitoyens des méfaits de la cigarette.
Le procédé est douteux mais plus encore, il est malhonnête car il procède d'une fiction pour inciter les brebis égarées à s'en remettre au divin tout en dénigrant
le travail de préventions, de recherches, de soins effectués par les professionnels qui luttent chaque jour pour aider ceux qui souhaitent arrêter leur addiction. Ce prosélytisme digne des pires
procédés sectaires est un déni d'intelligence et est certainement condamnable d'autant plus qu'il n'est nulle part fait mention sur cette demi-page encadrée qu'il s'agit là d'un
publi-reportage.
Serions-nous revenus aux siècles obscurs pour laisser ces gens là abuser de la crédulité populaire ? Aurions tant que cela régressé que charlatans et illusionnistes remplacent déjà la science et nos médecins ? A moins que cela ne soit qu'une façon opportune de soulager le trou de la Sécu, je vous invite à donner du sens à vos démarches personnelles pour cesser de fumer et à rappeler à cette communauté qu'à vouloir soulager les maux, qu'ils commencent par cesser de s'enrichir au nom de la spiritualité.
Le 17 juin 2008