Tu as mal au ventre
Tes mains abîmées
D’un décadent morne, un travail
Les gouttes au vent se mêlent
A la sueur d’un temps gris
Chaque matin, le doute reprend
Les yeux clos de sommeils agités
Où les rêves ne font pas de profit
Comme un amer goût d’interdits
Tu as froid à l’âme
Tes bottes collent
Aux insultent de leurs suffisances
La fatigue tiraille les sens
Tu luttes, tu t’exprime, mais en vain
Les hommes-argent grignotent ton savoir
Sur un ton de maître, défis arrogants
Relève la tête, serre les dents
Tu es l’avenir, construis le présent
Tu a faim à ton cœur
D’amour sans pareil
Victime à l’autel de la jeunesse
Sonne le glas de tes désillusions
Je t’apporte plus que de richesses
Et j’accroche les phrases joyeuses
Sur ton rire franc enfin retrouvé
Du distilles la couleur de mes mots
De mon chant au départ,
D’un monde nouveau…
Maximilien 1984