V
Grandir n’a pas vocation à rendre vieux
Et si les amertumes du jour
Ont blessé tes certitudes.
Le réveil des mots oblige à passer le cap
Comme tu te prends à mesurer
L’insondable séparation, d’un temps
Auquel tu n’appartiens déjà plus.
Pourtant l’illusion est au détour
D’un chemin capricieux et solitaire
La fonction s’est faite révélatrice
D’une distance argumentée
Subie plutôt que voulue.
Grandir est une illusion consentie
Et tu ne peux sortir indemne
D’une confrontation permanente
A une réalité insoupçonnable
Qui bouscule les certitudes
J’ai crains la flétrissure, l’inconfort
Auquel tu te contrains finalement.
Comment t’accompagner au mieux
En ces temps incertains
Sans que tu ne prennes ombrage
De mon profond respect