Voici un texte que je vous livre en plusieurs parties. Il est un peu ancien mais j'ai beaucoup
de tendresse pour cet opus... en espérant qu'il rencontre chez vous un écho favorable.
-I-
Soliloque sceptique
Les arbres croulent de fleurs désuètes
Pour un maquillage d'espoir
Une façade corrompue
A l'instar de mes rimes sibyllines.
Construire, quelque part...
Un train s'écoule de gare en gare
D'un problématique éclair
Tel un regret désaffecté
Où l'entité moi-je est une empreinte.
Construire, quelque part...
Un grenelle de tendresse...
Le matin résonne en mémoire d'hommes
Comme un observateur incongru
Dans une fuite vers l'avenir
Un univers de mes vicissitudes morbides.
Construire, quelque part...
Un grenelle avide de tendresse
L'accord, l'arme du départ...
La route est longue d'exagération
Auprès de ces instants heureux
De ces vies internes d'intensité
Comme un hasard soumis à ma faim.