A la faculté des hommes, licencier notre propos
Et rompre le charme des espérances
Dans les absences de notre cause
Ne te l'ai je point dit ma mie ?
Combien sont sombres les desseins des puissants
Nous aurions dû...
A la fatuité des hommes, réécrire notre histoire
Et refuser les mornes évidences
En des constructions fastueuses
Comment, nous n'en avions parlé, ma mie ?
Sont ils si bien absents les graves penseurs
Nous aurions dû...
A la bassesse des hommes, opposer bien plus encore
Et notre destin, et notre envie
Que rien ne perturbe, ni ne délie
Ne sens-tu pas ma mie monter le cri ?
Qu'ils se méfient, gens de paillettes et de dénis
Nous aurions dû...
Mais n'avons nous pas déjà gagné, devant les hommes
Et ce droit et cette expression sans crainte
Que d'autres nous jalousent, de n'être rien
Ne vois-tu ma mie, la victoire dessinée ?
Qu'ils s'en mordent les doigts de juste l'effleurer
Nous aurions dû...
Et la forme et le fond ne conviennent à mon écrit
Car sur la forme, ils ont perdu le peu de foi
Et sur le fond, nous sommes là, où ils seraient
Ne comprends tu pas ma mie, la vie si belle ?
Qu'ils en ont oublié la saveur et le suc
Nous aurions dû et nous avons su
Qu'à décrire l'instant, notre présent est plus fort
Plus grand et plein d'espoir, au delà d'eux...