Je ne suis qu'un vagabond
A travers la lumière perverse
De mes amours, aux sons
D'une flûte qui déverse
La folie de mes horizons.
C'est sans haine et de reproches
Que je poursuis, course du temps
Qui embaume et répand, proche
La mélancolie emportée par le vent
Puissant en sa voûte, son porche.
Le jour, la vie m’attire dans ces bras
Comme vous femmes rebelles aimantes
Que j'aime tant où mènent mes pas
Et qui m'offraient vos bouches tentantes
Auxquelles, je succombe à l'autel de mon trépas.
Comment oublier ces noms joyeux, frivoles
Qui virevoltent, en souvenir de pensées
Expertes en l'amour qui me monopole
Auprès de sourires, de baisers échangés
L'ange rose, joufflu, sous son auréole.
Je suis le Vagabond de vos cœurs
Qu'on aime un temps et que l'on fuit
Je suis rapace, avide de bonheur
Et tu m'attrapes quand tu ris
Comme si j'étais à l'aube de ma vie...
Montauban 1980